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Archive pour décembre 2008

Dématage, clacage du mat.

Jeudi 18 décembre 2008

Ce post a une semaine … je l’ai oublié sur mon bureau  

Ce matin je m’élance vers les sommets.

Départ 7h42 de la gare de Lyon, TGV.

45 minutes de moto sur un sol inquiétant me renvoyant les reflets de la nuit, huileux et salés.

Froid aux pieds, froid aux mains, froid aux cuisses, froid au nez.

Il y a de l’argent dans ce TGV. Est-ce le festival de la pub qui permet à Monclert de faire un défilé dans les allées, est ce le terminus à Milan et la faillite d’Alitalia qui prolonge l’atmosphère de la capitale transalpine de la mode, est ce vraiment la crise ?

Ici les vêtements techniques de décathlon ne font pas recette.

Je traversé des paysages sublimes, je suis en tee-shirt dans un train surchauffé, fendant le brouillard glacial, les plaines enneigées à plus de 300 km/h.

Je pense à Loïc, qui faisait route à l’est.

J’écoute Miossec comme si souvent, quand je fais route à l’est.

Je vis au rythme du Vendée Globe, spectateur attentif, au rythme des coureurs pas à celui des fanas de virtual regatta.

Je pense à Loïc qui fait route au nord.

A Boston, j’ai dématé au semi, aux Kerguelen, Loïc a cassé au tiers.

J’ai fini ! J’ai ramené les DS racer au port.

J’ai trouvé la course longue, j’ai souffert, j’ai pensé lâcher, mais j’ai serré les dents … quel exploit ! Quel homme ! 2 heures de souffrance puis mon amour, mon hôtel, un pieu, un bain, un steack, une bière.

Je pense à toi Loïc, à ces heures, ces jours, ces semaines, ces miles … si longs, si dénués d’intérêt.

Je pense à Loïc. Cette dignité, cette philosophie. « Dans la vie … fais face » Peut être l’as-tu entendu autant que moi dans ce collège dont nous sommes tous les deux anciens élèves.

Tu fais face !

Je pense à Loïc.

Sur la route de Méribel, vers  le festival de la pub, festival des vendeurs de vent dont je fais partie, j’aimerais t’offrir un peu de ce vent. Bon vent Loïc, qu’il soit favorable et clément.

Il y a si peu, à 20 nœuds au moins sous des centaines de mètres carrés de toile accrochés à une tige de carbone, tu surfais, baume au coeur. Le temps file à la vitesse du bateau.

La relativité du temps … et maintenant ?

Il y a 20 nœuds au moins pour maintenir une toile de fortune au turf, la baume au cœur du gréement ; Le temps file à la vitesse du bateau …

N’est ce pas les échecs qui construisent les succès, la force, la légende.

N’ai-je pas plus de souvenir de mon dernier 2° semi que de mon marathon en 3 heures et des brouettes?

Les sentiments au passage de la ligne ne sont pas les même mais sont ils moins intenses ?

La joie qu’aura Loïc en passant une aussière pour être remorqué sera-t-elle bien moindre que le passage d’une ligne en vainqueur ? Le sentiment du devoir accompli, le respect de l’équipe et du bateau, le respect de soi avant tout.

 

Pour avoir modestement vécu des calvaires de course, pour être un coureur, mon attention restera bien sûr sur la tête de course mais mon cœur sera avec toi.

Chatte

Mardi 9 décembre 2008

Hier soir je me suis fait une « chatte » enfin une « Tchatte » comme le disent les rosbifs et « chat » comme ils l’écrivent.

Qu’est ce qu’il ne faut pas inventer pour avoir un titre accrocheur!

RDV nocturne avec le Jacko pour une séance PPG avec ses nouveaux amis rencontrés à la boutique du marathon.

J’étais en retard comme d’habitude, nous sommes partis vers le Sarkostade rejoindre ses amis …

Ses amis sont trés sympas, enfin il paraît parce qu’ils n’étaient pas là.

Du coup nous avons fait une bonne petite chat autour du stade puis nous sommes allés contempler les riches appartements de Neuilly à la lumière des décorations de Noël.

Nous avons fait la tournées de grands ducs, passant dans beaucoup d’allées de rues cossues de Neuilly.

Le clou du spectacle fut sans doute les péniches à l’amarrage le long des quais de l’Ile de la Jatte.

Spectaculaire !

J’ai pourtant longé des centaines de fois ces péniches mais jamais je n’avais réalisé l’opulence de ces palaces flottants … dans une eau insalubre et malodorante, quel contraste !

Petite accélération sur les rives de l’Ile coté Courbevoie : une accélération dans la voie en courbe, de retour sur le pont de Courbevoie.

Run sur les chemins de halage condamnés faute de Seine expansive. Deux centimètres d’eau par endroit, pas plus : carrossable.

Le niveau le plus haut était sous les fenêtres de Sarko : force est de constater que même la Seine met la pression.

Etirements dans la villa du Jacquo pour un finish assez tardif mais un peu plus d’une heure passée à discuter et en prime un bon run au bon rythme.

Dans ces conditions, malgré le froid polaire, c’est vraiment bien la course à pied.

Sacré Santos

Dimanche 7 décembre 2008

Je te connais bien Santos, je suis content de te revoir.

Je me souviens il y a quelques années j’étais allé voir un match du PSG avec mon fils. Paris recevait Marseille et à titre personnel j’ai reçu aussi … ces petits sièges ronds en plastique ultra durs que toi et tes ultras de copains nous ont balancés sur la gueule.

Tu t’en foutais bien que mon fils n’ait que 5 ans. Tu t’en foutais bien qu’il pleure. Tu t’en foutais bien qu’il ait été plongé dans la plus grande terreur de sa vie et aussi dans une totale incompréhension. Il était venu faire la fête, toi aussi Santos mais chacun sa définition de la fête.

Pour toi faire la fête, c’est faire la tête d’un parisien. Mais tu es devenu international.

Tu t’es répandu en Espagne.

Avec un nom pareil était ce bien raisonnable?

Un rêve pour les espagnols, faire un exemple, sur un supporter mais pas un des leurs. Un monde sans Tos, le rêve de certains ibériques.

Bien fait pour ta gueule !

C’est sûrement ce que tu te serais dit si tu avais touché mon fils.

Ta condamnation est un bienfait pour le sport.

J’entends ta soeur dire : 3,5 ans ! C’est comme s’il avait tué un flic.

Si ton tir avait été plus précis, ou celui de ton ami, peut être aurais tu tué un flic. Alors les 3,5 ans aurait été justifiés ! Voila le prix de la vie d’un homme chez toi, dans ta famille dans ton commando des ultra, des ultra cons !

T’inquiète pas Santos, tu feras pas tes 3,5 ans.

Et puis tu n’es peut être pas le mauvais bougre que l’on décrit.

Peut être n’es tu qu’un gros béta, développant avec tes amis la bétafication à chaque match.

Tu as une opportunité, de la bétatification à la béatification, il n’y a qu’un pas.

Il est vrai qu’aujourd’hui tu as plutôt attiré les canons à eau que les canons de l’Eglise.

Ta définition de la canonisation, je la connais : balancer un maximum de projectiles divers et variés en un minimum de temps.

Alors tu as peut être devant toi un destin : faire changer la mentalité de tes connards de copains.

Quand tu rentreras tu seras accueilli comme un héros, sois digne, tu as un beau destin devant toi que tu es ou pas balancé ce siège.

Commence par le commando 84, puis les autres commandos, les Yankees etc et autres groupes de cinglés.

Désir

Mercredi 3 décembre 2008

Elle me tentait 

Elle était noire

Elle était sèche au début puis trés vite mouillée

Elle s’est avérée velue

Elle était bonne

J’ai donc fait une sortie nocturne matinale sous la pluie assez vite.

Il y avait longtemps que n’avais pas réussi à courir sous les 140 puls ; j’ai bien tenu 10 minutes sous ce seuil, véritable indicateur de forme pour moi.

Après mon coeur s’est indexé sur le soleil, il est monté, régulièrement, sans effet sur ma température.

EBTG dans les oreilles pour les 45 premières minutes, The Do pour la relance et finish sur Miossec en synergie avec le temps breton qui m’accompagna vers la fin de la sortie. Pur crachin.

1h30.

Un peu moins de 16 bornes, un rythme trés cool : j’ai accompagné une péniche sur le retour : 5 bornes cote à cote. Je n’avais fait la course contre une péniche. Je voyais le batelier par le travers, on s’est fait un petit signe quand j’ai obliqué. A ce rythme il sera à Rouen dans 24 heures, faut aimer.

Commencer une journée comme ça, c’est dur au début pendant les premières minutes et puis c’est bon, c’est trés bon.

Le petit dej qui suit est meilleur.

La route sur la moto et sous la pluie passe bien.

La première réunion est bonne.

Qu’elle soit bonne pour tous !