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Archive pour novembre 2008

Manaudou info,intox ou botox ?

Vendredi 28 novembre 2008

Curieuse coïncidence … tout ce qui passe à Canet en Roussillon coule à pic.

Ces deux pilotes, allemands à priori étaient venus s’entraîner sur les terres de Manaudou.

D’origines diverses ils ont suivi la même voix, la même reconversion, le plongeon.

Venir caner en Roussillon, quelle fatalité !

Justement, existe-t-il une fatalité locale ?

Un triangle des Bermudes en pays catalan ?

Le triangle catalan.

«Allo Papa Tango Charly » comme le disait le bien prénommé Mort Schumann ?

Le triangle catalan est bien connu des lecteurs de ce blog. A proximité y vit une salamandre. C’est un relief plat fendu en deux parties égales. Pris en photo par sa propriétaire il a fait les grandes heures de ce blog voila presque un an.

Pas de quoi dérouter des pilotes, même allemands, ce relief est connu et figure dans tous les bons blogs.

J’ai néanmoins relevé dans la région de récentes modifications topographiques susceptibles d’avoir abuser nos pilotes.

En effet sans passer sa vie sur flight simulator, le Mont Canigou était jusqu’alors le seul point de repère pour tous les pilotes de la région.

Il apparaît que deux nouveaux monts sont signalés dans la région, tous deux situés au nord du triangle catalan de part et d’autre de celui-ci.

Plat depuis leurs origines ils auraient crus dernièrement.

Après le Canigou, les Manaudous.

Les deux monts de Manaudou, on connaissait déja les démons de Manaudou.

Les avis divergent, comme souvent autour de Manaudou il y a dix verges.

D’aucuns y verront une Niptuckerie coquette.

D’autres y verront une avancée spectaculaire dans le R&D du département marketing de Speedo. Deux flotteurs intégrés améliorant la flottabilité de l’athlète et permettant de créer un double sillage permettant de ralentir les concurrentes de Laure.

Enfin nous y verrons simplement les effets d’un changement d’entrainement : moins de muscu, plus de graisse et donc plus de volume. C’est une théorie tout à fait sérieuse qui viendrait disqualifier les deux précédentes.

Il y a des précédents. Te viendrait-il, cher lecteur, à l’idée que Serge Blanco soit devenu client de Christian Troy, ou qu’il soit devenu un nageur ?

Pourtant aujourd’hui il a une sacrée paire de loches !

Juger vous-même :

poitrinelauremanaudou127780.jpg

cours d’anglais et de savoir vivre

Vendredi 28 novembre 2008

« Every morning in Africa a gazelle wakes up. It knows it must run faster

than the fastest lion or it will be killed. Every morning a lion wakes

up. It knows it must outrun the slowest gazelle or it will starve to

death. It doesn’t matter whether you are a lion or a gazelle — when

the sun comes up, you had better be running. »

 

Contribution de Jal

J’ai les cuisses comme la reprise et Manaudou

Jeudi 27 novembre 2008

Dures et gonflées !

Petite séance entre amis … 14 kms au total pour un fractionné à 15 km/h avec une petite excentricité sur le dernier run (petite!).

500 / 1000 / 1500 /1000 / 500

On est parti en groupe, j’ai fini seul, la routine!

On s’était dit 15 km/h et je l’ai tenu mon 15 km/h mais à quel prix …

les 500 en 2 mns et 1 52 (petite folie donc), les 1000 en 3 57 et  4 02 et le  1500 en un peu moins de 6 minutes.

Les enseigenements ne viennent pas de l’allure.

Ils viennent du coeur.

La semaine dernière le cardio se montrait satisfait d’un coeur montant à 182 … je suis monté à 192 aujourd’hui. Je sentais que la machine tournait plein tube, pas mal de pression dans les tuyaux. 192 vs un maximum théorique à 177 : tester sa FCM est vraiment clef avant d’attaquer un entrainement.

Je suis monté serein suite à mon électro.

Je suis monté haut car je traîne ma graisse, mes kilos.

Faites du sport vous aller maigrir ; foutaises.

Maigrissez pour faire du sport !

La course à pied est vraiment l’école de l’humilité, je l’ai écrit je ne sais pas combien de fois mais c’est si vrai que je pourrais le mettre dans mon bloc marque.

Il y a 9 mois je passais peu ou prou un semi à 15 à l’heure et maintenant je passe un 500 à 15 km/h et j’explose …

L’objectif est là.

Le plaisir est là.

Je croisais de retour aux vestiaires un vieux pote … 65 ans. Il me demandait mes perfs et se marrait de me voir déçu. Son meilleur temps au 400 fut 47 ‘. 51 ‘ aux 400 haies, il a failli faire les JO pour la France, jadis, jadis … Môssieu François Huart. Bref, il se marrait me disant que le plus est de relativiser ses perfs avec l’âge qui avance.

Ce vieux solide est pas mal pour son âge : je l’ai trouvé tout dégoulinant revenant de la salle de muscu et excité comme un jeune homme à l’idée de partir demain pour Courchevel et d’attaquer sa saison de peaux de phoques.

Bon je m’y remets, doucement … et ce soir je bouffe aux restos avec mon boss et un client … deux belges … je vais encore prendre cher.

On the road again

Mardi 25 novembre 2008

J’ai couru à midi … des lustres que cela ne m’était pas arrivé.

J’ai vu Jal … des lustres que cela ne m’était pas arrivé.

J’ai couru avec Jal … des lustres que cela ne m’était pas arrivé.

J’ai essayé de suivre Jal … business as usual.

RDV aux barres fixes, RDV et fixe sont en matière de course à pieds deux choses totalement incompatibles pour moi.

J’ai repris les deux gars à la sortie du Bois direction la piste de Boulogne.

Jal était accompagné d’un 3 30 bossant  avec lui. PLus ils font carrière dans la cloppe plus ils courrent ; pas fou !

Allure soutenue jusqu’à la piste et départ pour un 3 x 8 minutes.

1° run à 12 km /h, 400 mètres en deux minutes ; malgré ma masse graisseuse je me suis bien comporté.

Ce matin sur la balance je titrais 83 kgs. Soit 8 kilos de plus qu’il y a six mois en fin de prépa. En clair et en imagé je cours avec un pack de 6 Evian sous le bras. Je ne le sens pas trop mais mon coeur le sens bien.

Autre handicap, j’ai participé hier soir à une formidable dégustation à l’hotel George V, vé, comme disait Brel. Le Domaine de la Vougeraie extraordinaire producteur de divers vins de Bourgogne s’est essayé au pétillant avec l’ambition de produire un Crémant de Bourgogne digne de ce nom. C’est comme quand Jalabert se met au tri, à priori il ne sait pas faire mais le résultat est exceptionnel : tout pareil !!! Ces gens sont des magiciens !!! En plus ils avaient sorti leur Clos Vougeot 2006 : je suis resté sans voix, cher, trés cher mais bon trés trés trés bon !

Bref, il faut que je cesse mon soutien à la filière viticole française.

2° run à 12.7 km/h, le coeur était plus haut.

3 ° run à 13.5 km/h. La foulée s’allonge et cette allure donne vraiment envie de maigrir de retrouver de la dynamique, de la réserve.

RDV pris pour jeudi.

J’amorce un retour au niveau de l’envie, voila ce qui me manquait.

 

ça pèle !!!

Dimanche 23 novembre 2008

J’ai fait mon petit 16 bornes hier …

il y avait longtemps.

Je l’ai bien senti dans les cuisses pendant et surtout après.

Je l’ai senti tout court pendant car j’ai trouvé le run trés long. J’ai vécu ce que vivent les personnes qui ne courrent jamais et qui n’imaginent pas pouvoir courir sans se faire chier.

J’ai couru environ une heure et demie, environ car mon Garmin a le même niveau de forme que moi en ce moment : peu de temps après le départ il a affiché un niveau de batterie faible puis s’est éteind. Un peu comme moi au fil de cette course.

Je l’ai bien ressenti aussi, temps polaire, vent polaire, pluie polaire … dure adaptation après les vacances.

Aujourd’hui Rouen, pas le courage d’aller courir sous la neige, sous la grêle d’autant que Beau papa avait décidé de challenger mon Gevrey Chambertin 97 avec un Giscours 98 le tout sur une côte de boeuf et un petit plateau de fromage normand : tout est affaire de priorité !

Douce reprise !

Course à poil

Samedi 22 novembre 2008

Double reprise : reprise de la course à pieds et reprise d’Under3. Curieusement, pendant ces semaines de jachère mes performances auront baissé mais pas celles d’Under3 qui continue d’avoir ces +/- 300 visites jours… rien à coté du blog comdescoureurs qui s’envole dans le top 10 des blogs de sport français … Bravo Nicolas !!! Avant hier reprise d’Under3 

Hier reprise de la CAP. A l’aube de ma 45° année je ne voulais pas reprendre sans une certaine ré-assurance : je me suis donc lancé dans un bilan de santé approfondi dont … 

l’électrocardiogramme d’effort. La journée commença tôt, un peu avant 7h00 : dans du son et don de sang, autoradio (enfin motoradio) à fond, et prise de sang. 

8h00 échographie. 8h30 : convocation au niveau inférieur de l’hôpital américain. Département cardiologie. 

L’équipement de tout l’hôpital est du dernier cri sauf sauf sauf … le tapis d’effort qui semble avoir été livré avec le bâtiment en 1926. A première vue, je vois qu’il est si court et si étroit que je ne pourrais pas dérouler ma noble foulée à grande vitesse. Je changerai d’avis plus tard. 

Une infirmière m’accueille, me fais signer une décharge liée aux risques de l’exercice et commence à me préparer. 7 électrodes sur le thorax. Enfin sur les poils du thorax. Si la peinture anti graffiti existe, le poil anti électrode existe aussi. Une bonne nutrition confère aux poils torsiens (Qqn peut il prévenir Bill Gates et son correcteur d’orthographe : si le poil pubien existe, le poil torsien a légitimement le droit d’exister) une soyance anti-adhésive. 

Blanche Neige veut m’attaquer le torse au bic jetable ! Je suis flatté, ma barbe de qlq jours doit me faire passer pour Cantona. 

Je refuse je veux courir à poil. Trois ans de cataplasme à l’oignon pour faire pousser une toison torsienne !!! Je propose le scotch ; deal ! 

Elle m’enveloppe ensuite façon roti dans une chaussette géante pour maintenir le tout. On attaque le briefing : il va falloir que je monte à 159 puls minute et que j’essaye de me rapprocher des 177. 

Facile lui dis je, non pas que je sois performant, bien au contraire mais pour moi le défi est plutôt de ne pas monter plutôt que de savoir si je vais monter. On verra me dit elle, dubitative. Elle a la corpulence d’un Iveco ; 38 tonnes. A ce stade, elle n’est plus maquillée ; c’est du tuning. Il y a longtemps qu’elle n’a pas vu un short. 

Je résiste à lui dire qu’à court d’entraînement quand je me gratte une couille je suis déjà à 150, et quand je fractionne, quand je me gratte les deux couilles je frôle ma FCM. Une deuxième infirmière, les renforts sont là, l’heure du top départ est proche. 

Le cardiologue entre en trombe flanqué d’une estafette. Celle ci est plus proche du 12m cubes. Il attaque : « vous êtes marathonien ! ». Je confirme ! 

Un regard vers l’infirmière … marathonien, ça te cause ? Il m’explique qu’on va commencer par de la marche et qu’il va accélérer progressivement jusqu’à l’atteinte et c’est l’objectif de la FCM. 

Il me demande si je suis prêt … je lui réponds : « au poil » avec un petit sourire pour la poileuse.

« Allez, on commence à 2 km/h » A cette vitesse là, j’ai le cœur qui ralentit. 

Assez vite il me dit qu’il va accélérer les étapes. On gagne qlq paliers pour être à 6,8 km/h et là il m’explique que ce n’est pas le vitesse qui va me faire augmenter ma fréquence mais la pente. 

Cette petite cochonnerie de tapis, telle une petite bête, monte monte monte. Les prises de tension toutes les deux minutes indique une montée très rapide des niveaux :  j’ai attaqué à 12 de tension pour finir l’exercice en hypertension proche de 20. Cette gonzesse est sadique : elle appui frénétiquement sur la poire de son tensiomètre comme il voulait la faire péter : j’ai plus de bras. 

Je vous passe toutes les étapes mais j’ai fini à à peine plus de 10 km/h à 182 puls accroché à la barre du tapis et dans plus de 20% de pente. L’atmosphère est devenue suffocante : la salle n’était pas climatisée. J’étais déja habillé comme un roti, maintenant je souffle comme un boeuf. 

Retour au calme sur le tapis puis allongé sur la table d’examen. Tout est parfait ! 

La montée en fréquence, la progression de la tension, le débit … apte ! L’infirmière triomphe : elle n’a pas pu me raser mais la bougresse jubile ! Je comprends : elle va m’épiler et se lancer dans une course au poil.

Le cardio me lache ce lâche. Sans médecin, mes deux seins lui sont offerts. Elle me refait un test d’effort en statique, à chaque bande de scotch arraché mon coeur s’emballe et elle s’en bat les seins. La tension est à son comble, surtout coté poil, jusqu’à la rupture.  Je m’en fous de cette infirmière. Moi même, infirme hier, demain je me fais 16 bornes ! 

 

 

 

La diagonale du fou

Mercredi 19 novembre 2008

J’en reviens !

J’ai tenté et c’est vrai … on ne m’avait pas menti c’est dur.

Pendant des jours Maïtaï, Mazout, Wallace et Giovan, les pilotes, m’ont enseigné la diagonale :mettre les épaules en arrière tout en appuyant sur le pied avant, voila le secret, enfin plutôt la recette car je n’ai pas percé le secret de la position.

Avancer le poids sur le pied, reculer les épaules et … rester compact et droit : la diag du ouf !

C’est cette position qui permet de prendre de la vitesse, beaucoup de vitesse, de stabiliser le ski au passage des vagues, de relacher puis d’engager et de repartir… tout en gardant le control.

Bref me voila revenu à Paris avec des ampoules aux mains et des ampoules basses tensions aux murs

Je n’ai pas couru sous les tropiques ou si peu (deux fois sur un tapis et une fois jusqu’au DAB du bled voisin) mais je suis rentré avec l’envie de m’y remettre.

Je me suis donc inscrit au semi et au marathon de Paris 2009 : je ferais sûrement le semi, pour le marathon, on verra.

Samedi, je rechausse, dans le froid et la bonne humeur.

J’ai aussi envie de faire un marathon d’automne, NYC semble déja complet donc peut être Chicago.

J’ai en tout cas envie de courir avec Olivier, un 3 03  rencontré lors de mes vacances.

Un peu plus de trois, voila ce que nous valons et voila ce que nous nous sommes prouvés là bas, non pas en course à pied mais en bouteilles de rosé, reste à le faire sur route !

Bravo Pignon pour ton écrasant succès, parfois les secondes sont dures à gagner.