Archive pour juin 2008

Marathon de Paris en moins de trois heures … la suite de la suite ²

Lundi 30 juin 2008

Esquive

Le groupetto me masque une série de poteaux qui barrent la route. Certes les poteaux font 15 cl de large et il y a des espaces d’un bon mètre cinquante entre chaque, mais à … 13 km/h avec 40 bornes dans les jambes, l’esquive sur deux pas lorsque j’identifie la menace est de toute beauté.

Une chute tient vraiment à rien.

Arche gonflable Gaz de France au km 41. Je regarde ma montre : 2h54. Je vais le faire !! J’ai 6 minutes pour 1200 mètres.

Ça je sais faire, même fatigué, même avec le genou sensible et le bas du mollet qui tire. Attends, attends 2h54 et 6 minutes restantes ou 2h56 et 4 minutes restantes ??

Parce que 1200 mètres en 4 minutes, ça je ne sais plus faire dans mon état actuel. Je regarde ma montre. Ouf. 2h54. 54.

Sacré nombres pairs ! « Allez Benoit !! Allez ! ». C’est Günther. Excellent. Petite moue de ma part pour dire que c’est dur. Il me filme en courant j’imagine. Un petit coucou à la caméra. C’est bon, ce ne sont pas les caméras de la télé, on a le droit là ! « Je t’attends à l’arrivée ! » me lance-t-il. Ok.

Aah, l’arrivée…

Présent

Je passe devant l’université de Dauphine. Marrant, c’est là qu’on s’est rencontré la première fois avec Günther.

C’était quand ? J’en sais rien, pas le temps de consulter ma mémoire. Je coure. Je suis la course.

Je suis un pied.

Tape. Tape. Tape.

Ah, encore des pavés. Je suis totalement présent, totalement dans l’instant. Pilote automatique. L’axe de l’avenue Foch. Mais elle est super loin la banderole de l’arrivée. 2h58. Bon, faut pas chômer.

Coure, coure.

C’est l’arrivée d’un marathon. Sous les 3 heures. C’est cool. Et tellement de public. Allez, lâche les chevaux. Go, go !

Je repère les photographes de Maindru qui immortaliseront mon arrivée. Je lève les bras ? Ben oui mon gars, t’es sous les 3 heures.

Lâche toi ! Bras en l’air, sourire au photographe.

Stop le chrono sur la ligne : 2h59’03″. Miam ! Euh, les 3 secondes t’aurais pas pu les gratter pour faire 2h58′…

Laisse moi en paix, je viens de finir un marathon.

C’était dur, j’ai donné, donné, donné.

La fatigue l’emporte sur l’euphorie : je suis cramé, vidé, épuisé.

Deux étirements sur une barrière. Je m’assoie ? Non, marche, gentiment, et savoure.

La bouteille d’eau 33 cl Monop. Glou-glou-glou finie.

Je peux en avoir une deuxième ?

Je titube de fatigue, mais j’y suis, là, à l’arrivée d’un marathon.

Je me retourne pour regarder les arrivants. Ils doivent plutôt être au dessus des 3 heures.

A eux de voir comment ils gèrent ça. Trop longue la queue pour les massages. [NDLR : dans une tente spéciale à l'arrivée, par des étudiants-kiné]. Tant pis.

Qu’elle est longue cette aire d’arrivée.

Et c’est très bien. Je marche doucement. C’est le dernier marathon orienté « perf » ? Je ne sais pas. On verra ça plus tard. Je crois que pour le prochain j’ai envie de privilégier le confort à la performance. 

Marathon de Paris en moins de trois heures … la suite de la suite de la suite

Samedi 28 juin 2008

Mensonge et lucidité

Alors Monsieur, ce marathon, il vous aura apporté quoi ?

- Eh bien il m’aura appris le lâcher prise : accepter avec bienveillance et en toute conscience de ne pas chercher à atteindre un objectif de plus, le 4e ou 5e, je ne sais plus.

Celui qui disait « Under 3″.

Il m’aura apporté un nouveau pas vers toujours plus de souplesse. Il m’aura apporté un crédit de sympathie plus grand de la part des personnes qui vont me demander mon temps.

3h02 ou 3h03 ou 04… on verra bien.

Et ils me diront : c’est pas trop les boules quand on visait « under 3″ ?

Et je répondrais : « - Non , pas trop. » Là ils se diront « pauvre gars, en plus il se ment à lui-même », et puis je dirais, parce que je me dirais qu’ils sont en train de penser que je me mens à moi-même : « - Si, si, c’est le boules. » Et je gagnerai 30% de sympathie.

Alors que quand on dit « oui, je suis marathonien, sous les 3 heures, 2h53 précisément », à peu près tout le monde vous trouve assez désagréable, voire vous dit « ah ouai, on n’est pas sur la même planète, on n’a rien à se dire. Salut ! » Donc c’est bien de faire 3h quelque chose.

Et puis c’est quand même cool d’être là, en train de courir, proche du but. Et si je ralentissais pour mieux profiter, pour que ça dure plus longtemps ? – Tu te fous de ma gueule ! Regarde, c’est plat, il y a des gars qui en chient encore plus que toi.

Chut

Et là, le panneau km 37 . Sors ta calculette. 5 x 5 minutes = 25 minutes, plus 1 pour les 200 derniers mètres (je suis sûr de les faire en 45″ ou 50″ si besoin). Donc… je vais faire : 3h01’45″.

Ok. C’est pas grave. J’ai toujours mon joker caché : je fais mes calculs avec du 5 minutes au km alors que je suis plutôt à 4’30″.

Donc à coup de 30″ gagnées à chaque km… ça peut le faire, mais chut. Il ne faut pas le dire. Vas-y mon gars, coure, coure. Tu vas faire plus de 3 heures, mais peut-être pas, donc ne réfléchis pas trop et coure ! Les spectateurs ne me lancent plus aucun « Allez Benoit ».

J’ai un élément de réponse à ma question de la Bastille : le gars qui en chie et qui fait des petites séries de 4-5 foulées en fermant les yeux pour aller chercher l’énergie deep inside, il provoque pas beaucoup les encouragements.

38e kilo en vue. Je sais qu’il est là, à droite juste après le virage. Ravitaillement en produits locaux bretons, import direct de Vannes [NDLR : pour promouvoir le marathon de Vannes]. Non merci, je crois que j’ai un marathon à finir. Clic au km 38. Je vais faire 3h01′. Mais chut, ne dites rien. Go, go, go.

Chute

Ça tourne beaucoup par ici, et en plus ça monte encore. Virage à droite. Il est où le 39e déjà ? On croise des gens qui font leur footing dans le bois de Boulogne, qui promènent leur chien. Ok, si on veut. Dernier virage à droite.

Là il reste 3 bons kilomètres. 42 moins 39, ça fait bien trois ? Satanée retenue ! Un cri derrière moi, à une dizaine de mètres : une coureuse vient de s’étaler de tout son long. Dommage, il n’y en a pas tant que ça par ici des coureuses.

Mes voisins « Ouh la la, elle a dû morfler la pauvre ! » Une chute tient à si peu de chose… Sois vigilent mon Ben et coure. Les quelques spectateurs lancent des « c’est bon vous êtes en 2h58″, « moins de 3 heures, c’est pour vous, accrochez-vous ».

Je n’ai pas trop calculé le passage au km 39. Je me fais doubler par le premier meneur d’allure, une femme en l’occurrence,  avec son fanion 3h00, suivi de son groupetto. Ils doivent avancer à 4’15″ au km.

Dur de suivre.

J’espère que la meneuse vise plutôt 2h58 que 3h00. Ça ne sera pas superflu. Passage au 40e. L’horloge officielle affiche 2h49’30″, 31″, 32″… C’est jouable. 4’30″ x 2 km + 1′ pour le dernier 200 m. C’est jouable pour 3 heures, mais il faut continuer à envoyer?

Marathon de Paris en moins de trois heures : la suite de la suite

Vendredi 27 juin 2008

Calcul mental

Premiers calculs. Si je fais mes kilos en 4’20″ jusqu’à la fin, à quelle heure dois-je passer au km 30 pour faire moins de 3 heures ? Mais je l’ai déjà passé le km 30 ! Plus trop lucide. Alors la même question pour le km 32.

Pouvez répéter la question ?

A la louche, par précaution, je compte 1 minute pour le dernier 200 mètres [NDLR : un marathon fait 42 km et 195 m] donc 10 x 4 minutes = 40 minutes + 3 x1 minute (1 parce qu’il faut que j’ajoute 20 secondes x 3 = 60″ tous les 3 kms. Allez, ajoutons 30 secondes pour le 10e kilomètre. Ça fait… Putain où j’en étais, j’avais posé quoi comme retenue !?

Toi le sac d’abricots tu me lâche s’il te plait.

Donc disons environ 45 minutes. Donc il faut qu’au km 32 ma montre  affiche 2h15′. Km 31. Clac, temps intermédiaire. Pas terrible. [NDLR : 4'16"] Normal, c’est la faute aux abricots secs. L’habitant du 16e arrondissement est propre sur lui, il a des familles nombreuses, mais il est aussi illettré que l’habitant du 12e, du 4e, du 8e, incapable de lire un prénom sur un dossard… ou aussi timide. Allez, disons timide. Donc j’en suis où de mon temps prévisionnel Madame Irma ? Mais j’ai oublié de regarder le temps en passant au km 32. Tant pis, je recalculerai plus tard.

Tiens, voici le panneau du km 32 ! Je ne l’avais pas déjà passé ?! Ah, non, ça devait être le 31, avec les familles nombreuses. Hop temps intermédiaire. Pas très rapide ça. 4’15″ ou 4’20″ [NDLR : 4'29" en réalité]. Mais au fait, j’avais fait un calcul spécial km 32…

Ok, laisse tomber. Tire sur les bras, c’est la montée pour rejoindre Michel Ange Molitor. Pouf, pouf. Dure la montée.

Alors les 3 heures, c’est jouable ? Laisse moi courir stp. On s’en reparle quand on passe à un km qui facilite le calcul mental. Et puis si tu veux des bonnes surprises considère plutôt que tu peux avancer à 4’30″ au kilomètre, voire à 5′, quand tu referas tes calculs. Et puis regarde un peu aussi dans le rétroviseur. Souviens toi. La foulée légère rue de Rivoli, Bastille au premier passage. Le rayon de soleil dans le bois de Vincennes, les quais, Valie et les enfants… Belle trotte déjà. 

La retenue

Oui mais on en a encore… 42 km moins 34 km, ça fait combien déjà ? Putain… dur, il y a une retenue. Au feeling, je dirais que ça doit faire moins de 10 km, parce que pour que ça fasse 10 il faudrait que ce soit le même dernier chiffre, genre 2 et 2 ou 4 et 4. Mais là c’est 2 et 4 les derniers chiffres.

Comme ce sont des chiffres pairs, ça doit aussi faire un nombre pair. Donc un nombre pair du côté de 10… Je propose : 8 ? Vérification : 8 = 6 + 2. 34 + 6 = 40. Et 40 + 2 = 42. Trop balèze en calcul mental !

Ok je vais attendre le km 35. Parce qu’il restera 7 km (fastoche à calculer) et 7 x 5 minutes au kilomètre, ça fait 35 minutes. Hou qu’il est serré ce virage à droite tout au bout de Roland Garros. Il y a du monde.

Le Boulonnais aime le sport. Clic, temps intermédiaire.

Mais au fait, je devais calculer quoi ? Tant pis laisse, prends ta bouteille d’eau au ravito et ne pense pas trop à ce qu’il y a au bout de cette grande ligne droite. Des pavés. Un virage à gauche, un clic de temps intermédiaire, un virage à droite et… le mur de l’allée des fortifications. Gosh !

C’est à moi ces jambes qui pèsent 30 kg chacune !? Pourtant elles ont l’air normales. 

Marathon de Paris en moins de trois heures … la suite

Jeudi 26 juin 2008

Allez Jaja !

Beaucoup plus de monde. Je me rapproche des spectateurs pour sentir leur influx. Je crois que c’est par là que j’ai droit à mon premier « Allez Benoit » [NDLR : les prénoms ont été imprimés sur les dossards par l'organisation]. Mais c’est très cool ça !

 Porte de Charenton, il y a beaucoup de monde, ça encourage pas mal. Je tape dans quelques mains tendues d’enfants. Trop sympa. La chair de poule.

Derrière moi j’entends la moto de Jaja et les « allez Jaja ! allez Laurent ! etc. ». Je ne fais pas le décompte mais j’imagine qu’il me met un 350 à 2. :-) . Semi en 1h27 et 20 ou 30 secondes. Bon.

Ce n’est pas la grande fluidité. Mais avec un bon negativ split (2e semi en 1h25 voir 24) je peux améliorer mon record perso. Je ne cherche pas à convertir le 1h25 en allure au kilomètre. J’essaie tout de même de plutôt faire des 4’00″-4’05″.

Prochain point au km 23 car le 21 à 22 est tronqué because temps intermédiaire pris au semi à 21,1. Il y a du monde à la Bastille, beaucoup de monde, c’est cool. Je prends mon plus beau sourire pour glaner quelques « Allez Benoit » de plus. Ça fait du bien, vraiment. Chair de poule et foulée légère. Boulevard Henri IV. « Ouai Benoit, allez Benoit ! » C’est Günther. Excellent ! Je me décale pour lui taper dans la main et lui dis un truc genre merci, excellent. Et je repars, toujours plutôt souriant.

Est-ce que les spectateurs encouragent plus les faciles-détendus-souriants ou les éprouvés-qui en chient ? Je ne sais pas. L’échantillon a un effectif vraiment faiblard. En tout cas le Parisien a l’encouragement moins extériorisé que le New-yorkais et que l’Amstellodamois.

Petite descente sympathique pour rejoindre les quais. Les « allez Jaja » redoublent et sa moto est quasiment sur moi. Il se porte à ma hauteur. Ok, tu veux une explication au sommet ? C’est parti.

Je prends ma plus belle foulée (tout de même, la caméra est là) et je neutralise l’assaut. Mais comme il courre bien on double beaucoup et ça bouchonne un peu devant nous quand les gars mettent du temps à comprendre qu’il y a deux fusées sur la voie Georges Pompidou.

D’ailleurs l’une des deux fusées trouve que ça va un peu trop vite et ne perd pas de vue que mon 3e objectif pour ce marathon, après 1. prendre le départ et 2. sentir le public y compris mes plus proches, c’était 3. finir. 167 puls. Je lève le pied. Bonne route Jaja. Km 26.

C’est de là que j’avais répété lors d’un entraînement long les 16 derniers kilos. Je ne me sens pas tout à fait dans le même état de fraîcheur. On verra. Très sympa cette partie du parcours sur les quais : des spectateurs, un terrain super plat, le cœur de Paris. Et le 28e en vue. Le 28e, ça veut dire Valie et les enfants.

Ravitaillement en Love

La pente pour sortir du souterrain des Tuileries, tire bien sur les bras. La clameur des spectateurs. Une grande arche gonflable Reebok. Ah bon, pourquoi là ? Et je chouffe bien sur ma droite.

Soudain, la doudoune rouge d’Augustin, et le manteau gris de Valie et ses cheveux blonds. Pas de doute. C’est eux ! Je leur fais signe en arrivant sur eux. Je m’arrête. Si je me laissais aller j’en pleurerais. Bisous à Augustin. Caresse sur la joue et câlin à Péné et Barny. Bisous (sur la bouche, so romantique) à Valie. « Ne t’arrête pas ! » Mais si, mais si je m’arrête. Tout de même ! C’est ma famille. Sitôt rechargé en love, je repars.

Km 28 en 4’20″. Ah ben oui, faut savoir ce qu’on veut : prendre et donner du love à la famille ou grappiller chaque seconde. De toutes les façons elles sont rattrapées dans les mètres qui suivent parce que je suis porté par ce ravitaillement express au contenu très spécial. Km 29, puis 30. Plutôt en 4’15″-4’20″. Mais toujours dans les 160-165. [NDLR : KM29 en 4'16" à 162, KM30 en 4'14" à 163].

Pas super motivé pour tenter d’accélérer. Bizarre comme 5 ou 10 petites secondes, et surtout 20 kilomètres dans les jambes, changent la perception relative du temps.

Qu’ils sont longs, qu’ils durent longtemps ces kilomètres. Il y a 2 heures je trouvais qu’ils passaient si vite. Allez, je me ravitaille. Une bouteille d’eau et un sachet d’abricots secs. Pas évident à ouvrir le sachet, surtout avec une bouteille coincée sous le bras. Et des gars qui doublent.

J’ai l’impression que j’ai un peu ralenti. 

Marathon de Paris en moins de trois heures

Mardi 24 juin 2008

Benoît est un lecteur.

Un lecteur anonyme pendant longtemps puis un lecteur non anonyme depuis peu.

Benoît a suivi nos récits à tous … et Benoît nous a tous battu !

Voici son récit, pour partie …

J’ai aimé ce récit parce qu’il m’a fait connaître Benoît, parce qu’il me fait aimer notre sport, parce qu’il me donne envie de m’y remettre : de remettre à la course mais aussi à l’écriture.

Merci Benoît, pour ce récit et pour ta contribution à ce blog !

Marathon de Paris 2008 

[Dactylographié quelques semaines après, avec rédaction des intertitres et des NDLR] 

  

Le 6/04/08, 13h30. 

  

Ça y est, c’est fait.

Départ à 8h de l’appart, en petites foulées, avec ma vieille polaire rouge (son dernier voyage avec moi) et ma bouteille d’eau.

Le chemin habituel : Taitbout, Lafayette, Opéra, rue de la Paix, place Vendôme, arrivée rue de Rivoli. Je vois mon premier congénère. Je trottine jusqu’à la Condorde, puis je marche, puis je trottine, etc. Content d’être là. Paris privatisé pour nous, c’est cool.

Entrée dans le sas à 8h30. Dernière gorgée.

Départ des Handisports.

Le pipi qui va bien dans ma bouteille, puis « passe à ton voisin ». J’active le cardio. Départ imminent. Ça pousse un peu et PAN, c’est parti !

Ne pas partir trop vite, même quand même, si je veux passer au semi en 1h26, il faut enchaîner les kilos en… justement je ne sais plus trop. Et je n’ai pas envie de faire du calcul mental. Disons 4’10″-12″. Premier kilo : 4’15″ (de tête), 114 puls. Ouh. C’est bas. Normal. Deuxième : 4’06″ (de tête), 168 (?). Ah. C’est haut. Attendons de voir après quelques kilos, que ça se stabilise.

[NDLR : en réalité KM1 en 4'05" à 114 puls et KM2 en 4'14" en 181, selon le cardiofréquencemètre]

Je me fais beaucoup doubler. Il y a donc tant de mecs que ça qui font moins de 3 heures ? Troisième kilomètre, à peu près comme le 2e [NDLR : KM3 en 4'13" à 172]. Ah. Ça va être compliqué de taquiner les 2h50 si je suis déjà à 170… Je jette ma polaire, j’essaie de me relâcher au maximum.

Je flirte toujours avec les 168-170 pour des kilos assez normaux (4’05″ – 4’10″). Mes sensations me disent plutôt que tout va bien, je ne me sens pas en train de pousser, mais tout de même, cette fréquence cardiaque m’incite à la prudence.

Roule comme ça ma poule, on refait un point au kilomètre 10.

Entre temps, du côté de Bastille, Jalabert me double, escorté d’une moto qui fait un reportage. Le syndrome de la caméra fonctionne à plein ; même en plein marathon l’être humain semble magnétisé par l’œil de la caméra. Coucou chérie par ci, tête désaxée pour rentrer dans le cadre par là. Le gars Jaja fraye sa route comme il peut, avec sa grappe aux trousses.

Sourire pour les photographes de Maindru photo aux km 4, 8 et 12.

Sensations toujours bonnes.

Toujours dans les 168-170. Je double Jaja qui s’est arrêté vers le 15e km pour se tirer la cuisse. « Rien ne sert de courir… » La cote du plateau de Gravelle. Je tire sur les bras et j’essaie d’avoir une foulée légère. Puis ça redescend. Hors de question d’accélérer.

Je stabilise la vitesse et étonnement les puls descendent pour des kilomètres, toujours vers 4’10″ – 4’15″. Entre 162 et 165. C’est bien ça. Un peu étonnant, tout de même. Est-ce que ça veut dire que je pourrai faire des kms en 4′ à 170-172 sur le 2e semi ou en fin de course ? Ou est-ce que ça veut dire que je commence à ne plus trop vouloir monter dans les tours ?

On verra ça Mama. Le semi approche

Domenech : Eurostar ou TGV ?

Vendredi 20 juin 2008

Aller et retour à Londres aujourd’hui(enfin hier maintenant).

Habituellement je vole, comme Domenech a volé un certain nombre de chose, degens.

Aujourd’hui j’ai pris l’anti Domenech, c’est-à-dire ce qu’il ne sera jamais, l’Eurostar.

Faut il attendre le 3 juillet et la réunion des 21 sages pour avoir la sanction : TGV.

T’es Grave Viré ! Oui comme à la SNCF, c’est possible.

J’ai signé hier une pétition online pour le lienciement de Domenech, sans indemnités !

Car telle est la question, le montant des indem …

J’ai hâte, que tous les pisse froid se réveillent, tous ceux qui critiquent les salaires des patrons des entreprises du CAC mais qui ne trouvent rien à redire au salaire pourtant supérieur des footeux. Je veux la une de l’huma, la une de Libé, tous les « soces » au rapport pour dénoncer les abus … et puis si on mettait les footeux aux 35 heures pendant qu’on y est.

Messieurs, quelle que soit ou quelle qu’elle ait été votre valeur sur le terrain, le fric vous rend fou.

Lilian Thuram ce modèle d’intégration et d’humilité, un visionnaire, n’a pas une vision très clair de son avenir. Enfin si, en ce qui concerne l’équipe de France, c’est clair. Cela l’est moins sur le PSG. Pourtant la mission est noble (et nécessaire) : venir faire le lien avec le public, assainir l’esprit des tribunes. C’est beau. C’est une mission humanitaire. C’est bénévole en général ce type de mission. Là … un léger différend de salaire bloque encore la concrétisation de la mission : 100 000 euros. Soyons précis, Lilian veut 250 000 euros quand le PSG n’offre que 150 000 euros. L’écart n’est pas si grand, juste 66 mois de SMIC, 5 ans et demie. C’est pas grand-chose. Bon … c’est mensuel ! Sur l’année nous sommes à 1 200 000 euros d’écart. 800 mois de SMIC … 66 ans … 2 vies professionnels et demie de smicards. Et Lilian …tu vas nous casser les couilles longtemps avec tes discours sur l’égalité, les Blacks ? Lilian tu demandes 3 millions d’euros par an soit ce que gagneront 4 smicards en bossant toute leur vie, 41 ans quoi…Tu nous parle de carrière courte … tu as le droit de bosser après. Regarde Guivarc’h , il vend des piscines…

Je t’aime bien pourtant Lilian, comme footballeur alors de grâce, reste à ta place.

Et vous les 21 sages démontrez que vous portez bien votre nom !

Et by the way, quitte à le virer sans indem si vous pouviez nous éviter le candidat Tigana, qu’il faudra virer un jour ou l’autre. Eviter nous un autre caractériel ! Eviter nous le pro des prud’hommes ! Eviter nous le poulain du président qui soutient Micoud dans sa gruge face à Nancy (Nancy bordel Platini, tu n’as donc aucune mémoire), qui soutient que la triche et la simulation font partie du foot, qui en toute logique s’oppose à l’arbitrage vidéo…

Vous êtes perdus Messieurs, vous vous êtes perdus et vous avez perdu. Et ça m’énerve d’autant plus que je n’ai plus la course à pied pour me calmer.

La semaine prochaine retour aux posts sur la course à pied !

Estelle est elle Domenech ?

Mercredi 18 juin 2008

 

Pas de nouvelle sur le passage du s au t (lire S au T pour ceux qui suivent)… estelle est elle domenech, a t elle fait le grand saut avec le petit sot ?

Fabrice a complété mon post par les déclarations de JM Larqué et de R Courbis … édifiant !

deux extraits de Courbis

« Domenech qui annonce sa demande en direct ? On souhaite qu’Estelle ait

envie d’épouser l’homme et pas le sélectionneur. J’essaie de voir comment

analyser la situation. On rigole, on rigole, mais c’est ce qu’on vient de

voir depuis quelques semaines, c’est contre l’intérêt du football national,

des professionnels, des partenaires financiers. Là, c’est la faute

professionnelle ! Et j’espère que ce sera sanctionné comme tel. On est tous

derrière le sélectionneur de l’Equipe de France mais jusqu’à une certaine

limite. Y’a certains clowns qui ne font plus rire ».

 

« La conclusion à tirer, c’est même pas qu’on a été mauvais. C’est un Euro où

on a été tout simplement ridicules. Le ridicule, là on ne le frise plus, on

est en plein dedans. Des fois, dans un souci de progresser, tu te dis, tiens

je vais regarder ce qu’il faut faire. Et puis pour progresser tu te dis

aussi, je regarde ce qu’il ne faut pas faire. Ce soir, ce qu’on fait à

l’équipe quand Ribéry est sorti, c’est même pas un choix, c’est une

invention »

 

un extrait de larqué

« J’ai honte pour le football. j’ai honte pour les milliers de bénévoles qui

font vivre ce sport. Monsieur Domenech a pris l’équipe de France pour le

CNRS. Mais à ce niveau, on n’est pas là pour faire des expériences. un jour,

Domenech a raconté qu’il avait oublié de se réveiller pour aller au bac. On

sait donc qu’il n’était pas intelligent. On peut dire aujourd’hui qu’être

sélectionneur n’a pas arrangé les choses ».

 

Estelle Denis dis non à Domenech !!!

Mercredi 18 juin 2008

La Wells Fargo passe toujours. L’Italie c’est la WF, rien à dire.

Domenech est une truffe, depuis le jour de son début de règne il n’a cessé de me décevoir, pour finir en exceptionnelle apothéose hier soir par sa déclaration fracassante.

Comment peut on afficher autant de dédain vs son job, ses hommes, son organisation, son pays.

Comment peut on être payé autant par tête et se payer autant la tête de tout un pays déja au fond du trou au niveau du moral.

Les élites foutent le camp … si les footballeurs sont une élite, et ils le sont, ils ont vraiment foutu le camp.

Moi ce matin et depuis hier soir, j’ai honte. J’ai profondemment honte de cet homme de l’image qu’il a donné de notre équipe, de notre pays.

Je ressens parfois cela dans ma boite au niveau professionnel, en fait je ressens plutôt de l’admiration pour les autres plus que de la honte.

Casse toi Domenech, pas pour faute professionnelle, il faudrait que tu es été professionnel pour pouvoir faire ce type de faute.

Quant à tous ces glands du plateau de Madame Domenech nous avons dû nous contenter d’une simple petite vanne de B Solo disant bonsoir « Madame » à une Estelle Denis sous le choc.

Comment se fait il que personne sur le plateau ne parle de ce délire, de cette sortie ? Les invités ? C’est incompréhensible !!! Elle, était ce possible ?

On peut parler du contrôle des média par Sarko … on peut se faire peur, s’inquiéter…

Hier soir nous avons constaté un contrôle des media, un vrai, avec une journaliste partie prenante, juge et partie et des invités, si prompts à la critique soudain muets, rois de l’esquive.

M6 … a raté son entrée, avec la sortie de T Rolland (de grâce …. j’espère que c’était vraiment la der des der), E Denis et ses non sorties, son plateau au sorties interdites : consignes ou signe qu’ils sont cons, trop attachés à leur job, pauvres comme job voila ce que vous êtes les mecs.

Vous me débectez !

La seule chose qui me ferait plaisir ?

Un « non » comme les irlandais à l’Europe. Raymond, c’est non !

Que mon titre ne change que d’une lettre, un petit t à la place d’un s … et je serai heureux, jusqu’en 2010.

J’ai couru avec monfils

Vendredi 6 juin 2008

Je n’ai pas pris la peine de mettre un espace entre mon et fils compte tenu de la distance parcourue. Peut être y verrez vous un moyen de trafiquer le trafic … vous avez l’esprit mal placé.

En l’espèce l’espace laisse place !

CLa course, cétait le week end dernier, il faisait beau il faisait chaud : je n’ai jamais vu la Normandie aussi verte : une combinaison probablement d’humidité et de chaleur.

Moi, 11 bornes, à pied, lui en vélo, au moins 12 bornes tant il zigzagait dans les côtes. 

Des côtes, du varié, du mou et du dur  : trés sympa.

La condition est partie mais je n’ai pas tout perdu j’ai même gagné trés nettement sur deux points : les kilos et le rythme cardiaque.

Ce week end je vais courir à Quiberon et avec un peu de chance je me baignerai dans une eau qui doit être à 17 °. Vivifiant.

Je constate que la nudité de Manaudou a attiré sur ce blog beaucoup plus d’internautes que celle de Mauresmo. L’homme est sélectif et la femme pudique.

Bon run, les gars !