Archive pour mai 2007

Deux jours à NYC

Mercredi 30 mai 2007

Deux jours de réunion, expresso.

 

Départ de Roissy à 18h55. Enfin vers 18h55, ou à partir de 18h55. Air France a décidemment une approche toute particulière des horaires. A l’heure dite, on nous annonce que nous attendons toujours des passagers. 45 minutes plus tard, on attend toujours … On était censé se poser vers 21h30 heure locale … Nous n’avons pas rattrapé le retard pendant le vol.

Nous essayons les nouveaux sièges Business … on est à plat mais pas à plat, c’est un plat incliné.

 

Plus la qualité des sièges s’améliore plus la qualité des vins baisse. On se contente d’un Bourgogne rouge…

 

Un coup d’œil sur les films : 12 films dont
La Môme. Je n’ai pas envie de le voir mais un extrait, je ne suis pas contre : la beauté de

la VOD. C’est la ré-invention du radio crochet : la vidéo crochet. J’attaque. Marion Cotillard, jolie, sans plus, je ne suis pas fan. Le film est chiant. Je lève les yeux sur une petite brune qui me frôle. C’est elle : je l’ai à l’écran et devant moi. Mal fagottée comme pourrait dire ma mère. En live, je ne suis toujours pas fan, encore moins même. Cannes s’est terminé hier, les américains rentrent, elle doit tourner ou vivre ici. Je la retrouverai aux douanes : nous avons attendu une heure et quart avant de pouvoir être questionné par un douanier et prendre nos deux coups de tampons. Elle était à qlq mètres de moi, nous nous sommes croisés 5 ou 6 fois dans les corridors sans fin des files d’attente. Une guitare en bandoulière, un chapeau à motifs écossais, des après ski (j’ai oublié la marque de ces pompes que je croyais à la mode il ya qlq mois ; aujourd’hui c’est toujours aussi moche mais plus à la mode, cela tourne au ridicule).

 

On finit par passer.

 

Mon dos a bien tenu mais ces 75 minutes debout sont rudes pour un final. Juste avant le départ j’ai passé une heure chez mon kiné pour fixer, préparer mes vertèbres. Pour ceux qui connaissent j’étais au fond, sur la deuxième table. Mon voisin de l’autre coté de la potence était un beau bébé. Il a la même pathologie que la mienne, enfin au niveau du mollet : une déchirure. Pour un rugbyman ça gène aussi et comme moi il va rater ce pourquoi il s’est entrainé : les rencontres finales du top 14. Trop con, mais il le prend du bon coté : il espère jouer la finale si le stade passe le cap des demies. Les autres sont tous en stage donc lui fait trois séances de kiné par jour. C’est ça d’être un pro, c’est ça de s’appeler Peter de Villiers.

 

Après les douanes, à nous Manhattan. Le chauffeur de taxi est ruskoff, il doit être pressé de retrouver sa vodka, nous zigzaguons, toute voiture doit être doublée, nous manquons de peu un motard…

 

Arrivée à l’hotel, il est minuit, 6h du mat en France. Tout le groupe est là, des verres à la main. Nous n’avons pas encore enregistré que des bières sont déjà commandées.

 

Au pieu à une heure et des brouettes, j’ai le temps de parler à ma petite famille qui est déjà debout de l’autre coté.

 

Ce matin, réveil tranquille à 6 heures. Je sors. Il fait beau, chaud et NYC est déjà bien réveillé. 100 mètres de l’hôtel un Starbucks s’offre à moi : Venti capuccino, Blueberry muffin et smoothie. Je suis en terrasse et je goûte tous les bruits de la cité, les klaxons des taxis et les sirènes des pompiers. Les cadres arrivent, c’est le rush, il n’est pas 8 heures : ça bosse !

 

Comme nous, une longue journée de réunion nous attend. Retour demain soir, une journée de boulot à Paris et
la Bretagne !

Les yeux en face des trous

Vendredi 25 mai 2007

J’ai mal au dos.

Hier je me suis trainé sur les Champs. Un dej client à la maison du Danemark, au Copenhagen. J’aime ce resto. J’aime leur carte, simple, épurée, créative. J’aime le design, j’aime le design scandinave, j’adore le design danois. Un tête à tête avec une cliente je l’aime bien elle aussi. Nous sommes régalés gustativement et professionnellement. J’ai pris un dos de cabillaud pour conjurer le sort. Je raccompagne ma cliente sur le trottoir d’en face, à ses bureaux.

Je la laisse et j’appelle Flo. Nous papotons pendant que je rejoins ma moto. Trop de bruit. Je rentre dans le concept store de Boss. Je parle. Je flâne. Je magasinne comme ils disent au Québec.

Je vois tout à coup une fille sublime. Rayonnante. Irradiante. Trés brune, de longs cheveux ramenés trés haut dans un chignon élaboré laissant échapper quelques mèches rebelles. Elle est habillée tout en noire comme le personnel. Est elle une vendeuse? Elle est un peu métissée. Elle est incroyablement belle. M’aurait elle autant frappé s’il elle n’avait pas été dans un fauteuil roulant? Je suis toujours en ligne avec Flo, je lui décrit la scène. Je n’ai jamais vu une fille sublime handicapée ! Etonnante constatation. Quel rapport ? Elle rit en parlant avec un des vendeurs du magasin. Elle est heureuse, elle a l’air. Je repense à mon mollet, à mon dos … et je pars.

Je sors du magasin, retour à l’agence.

Reste de la journée studieux. Je pars tôt car je vais au théatre : RDV à 19h00 au théatre du gymnase. Je redoute ce moment. Quand je vais au théatre en pleine forme je ressors avec mal partout, dans mon état je crains le pire.

Je ne sais pas ce que nous allons voir. Nous sommes invités par des potes. L’invitation est passée par Flo que je dois retrouver devant le théatre.

Je tombe sur mon pote qui me donne mon billet. Nous allons voir « les hors la loi » . Flo m’annonce qu’elle est bloquée depuis 75 mns dans le 18°… je rentre seul. La pièce est commencée. L’ouvreuse speede. Je ne peux pas suivre. Devant mon état, elle me dirige vers une loge : 4 fauteuils, des vrais, trés confortables. Je m’installe sans bruit dans ma boite et lève les yeux vers la scène.

Le choc.

Ma beauté handicapée, seule au milieu de la scène, au centre du faisceau de la poursuite. Elle chante, Bonnie & Clide. Elle est toujours aussi belle. Je crains d’être victime d’une hallucination.

La piéce se déroule. Elle est jouée par des handicapés aux  pathologies diverses. Un sourd muet étonnant, une handicapée dans un fauteuil roulant électrique, tous différents, tous étonnants, tous brillants.

Mon apparition du midi tient le premier rôle. Elle joue, elle rit, elle chante, elle danse, elle irradie la scène, la salle. Voir cette fille tournoyer, comme une toupie,  accrochée par ses bras autour du coup d’un des comédiens valides. La voir descendre de son fauteuil et ramper sur la scène pour venir placer son visage dans le halo d’un seul spot resté allumé, la voir jouer avec son fauteuil, prendre des positions lassives, à l’envers sur son fauteuil les cheveux touchant le sols, ses pieds sur le dossier …. Elle captive la salle.

Entendre le sourd muet émettre des sons jouer avec sa « voix », voir une fille aux jambes trés indépendantes de sa volonté danser quand même, chanter à pleine voix et jouer de sa guitare …

Les voir, les écouter, les applaudir sans aucune pitié, aucun sentiment type « pour des handicapés c’est bien » … non les applaudir pour l’intensité et l »émotion de leur spectacle, leur talent, et le bonheur des spectateurs. Pas de concessions, de l’admiration.

Après la pièce, je retrouve Flo. Elle a adoré, pleuré. Comme beaucoup. Elle me parle de la beauté de la fille je lui dit que c’est celle dont je lui parlais à midi. Elle n’y croit pas.

Allez voir ce spectacle, s’il vous plaît. Quand nous courrons, nous courrons à fond selon nos possibilités. Vous verrez des gens se donner à fond selon leur possibilités. Et à première vue ils en ont peu. A première vue. Nos performances sont faibles à coté des leurs. Notre émotion au passage des lignes d’arrivée sont fortes, leurs visages à la fin de la représentation sont indescriptibles, c’est beaucoup plus que du bonheur en tout cas.

Cocktail après la représentation, je rencontre le producteur. je découvre l’histoire de la pièce, de la troupe, du casting … Je le reverrais.

Je remonte sur ma moto.

Je pense à cette coïncidence. Je pense à la gueule que je tire depuis que j’ai mal au dos. Combien de fois j’ai pu sourire, su sourire. Je pense à elle, je pense à eux.

Je traverse le pont de Puteaux, cap à l’ouest, RTL2 crache du son de mes HP et tout d’un coup le grand Serge, et Madame Bardot pour … « Bonnie & Clide ». Encore une coïncidence mais toujours la même. Un message ?

Drôle d’histoire mais message clair.

Je finis ce post, je file chez le kiné.

Je souris.

J’ai pas mal au dos.

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Jeudi 24 mai 2007

I’m back !

Yes !

But, I got a back too.

Tough back.

Je m’explique.

Coté boulot, c’est l’enfer. Jours fériés, semaine courtes, travail essentiellement fait à l’international, eux ils n’ont pas de jours fériés … difficile … pas vrai Jal? Dans les jours ouvrés tu bosses avec tes français, dans les jours fériés tu switches avec les internationaux.

Avec le mollet dans le sac je ne cours pas, je n’ai plus le temps de nager, donc j’encaisse moins bien le stress, la fatigue.

Petit moment de détente le week end dernier, j’ai joué au golf. Enfin j’ai aéré mes clubs, leur sortie annuelle … guère plus.

Le golf est un sport et comme la course tu penses que tu peux garder le niveau sans partiquer. No pain no gain … il y a qlq années j’étais hcp 22 je jouais souvent sous les 20 … cette fois ci pas vraiment. Dur retour à la réalité, j’ai joué 32 sur un parcours difficile certes mais 32 c’est un peu comme courir un marathon (merde je ne veux vexer personne) en … ouais … à vous de voir.

C’était samedi, j’ai dû me fragiliser le dos. L’après midi je m’attaque à un rangement du garage de ma reme et de mes caisses de pinard … et là une caisse de grand cru dans les bras … poooof … 12 bouteilles dans les bras et j’ai la numéro 12 qui lâche. Comme au foot le numéro 12 est important, il fait parfois la différence,  surtout quand on parle de vertèbre.

Paralysé ! Jamais eu aussi mal de ma vie au dos. J’en ai pleuré. Pas le petit chagrin mais tout d’un coup en me levant, l’intensité de la douleur qui te fait venir les larmes aux yeux. Tu te rends pas compte que tu pignes, sauf que quand tu es debout, que la douleur est passée, la douleur fulgurante, pas la douleur rémanente, tu te rends compte que tes yeux sont mouillés … bref.

Le golf est sport de tarlouze, pas étonnant d’avoir mal au cul après une partie, surtout sans l’habitude.

Le soir, pour le plaisir des enfants je me suis trainé à un dîner. J’ai bu des vins extraordinaires. Mon pote bosse avec Chapoutier, il m’a remonté le moral et moi j’ai descendu des bouteilles. Ah bouteille … quand tu es pleine je te vide, quand tu es vide je suis plein comme le dit la chanson.

Dimanche idem. 15 minutes pour sortir du pieu sans pour autant me sortir le pieu que j’avais dans le bas du dos.

Je tente l’osthéo quiberonnais. Un peu comme perdu pour perdu on tente son va tout. Sur sa plaque y avait pas marqué qu’il était osthéo, j’aurais dû me méfier. Le gars me dit qu’il est osthéo. Pour info la profession est super mal encadré mais maintenant ils vont tous être reconnus s’il peuvent momntrer qu’ils ont exercer 5 ans. En clair, un mec qui massacre des os depuis 5 ans va pourvoir le faire avec la bénédiction de l’état.

Un bucheron croisé avec un hells. Il me fait prendre une position que je connais bien sans aucun échauffement ni par massage ni par infra rouge mais j’ai si mal … alors que mon praticien parisien est tout en progression lui confond mon genou qui fait bras de levier sur ma jambe avec le kick de sa harley, il me donne un coup monumental qui me fait exploser la colonne. C’est un crac ce gars là ! Même si son action est plutôt un krach. Je hurle ! Flo à coté hurle aussi, de sympathie, de douleur partagée, d’inquiétude devant cette violence. Le gars me nivelle avec la douceur du hooligan (celle ci est pour les amateurs de faits divers). Il me fait pareil de l’autre coté, signe de ses errements, de son incompétence et de ses tatonnements.

Je ressors étonnament un peu soulagé. Ce soulagement sera de courte durée.

Nous avons eu la bonne idée de venir à 2 voitures ce qui signifie que je vais devoir conduire, plus de 500 bornes pour le we le plus chargé de l’année. Je pars à 16 h 00 après 300 mètres je suis bloqué au rond point de la gendarmerie à Quiberon. Ok …. on va laisser murir.

Je retente ma chance à 20h00. Nos 2 toyota s’engagent sur la cote sauvage et se bloquent à Portivy : c’est encore blindé ! France Info annonce 30 bornes de bouchons autour de Vannes.

No problémo, je passe par Lorient. Rentrer de Quiberon à Paris par Lorient … c’est pas banal. Au final on a mis 6 heures quand mes potes partis plus tôt on mis au mini 8 heures et l’un d’eux 9 heures et demie. J’ai conduit collé au volant, à fond dès que je pouvais. Me fais suis flashé sur les quais de Paris, à 60 km/h, moindre mal. Ma Flo elle s’est fait flashée à 70 avant que j’ai eu le tps de lui signaler le radar. On est comme ça nous !

Lundi … journée de dingue. Super mal. Pas possible de monter sur la moto, normal quand on peut pas mettre ni ses chaussettes ni même son calbut tout seul on oublie la behème.

Mon osthéo à 14h00. bcp mieux. de la douleur à la douceur, de la complicité. Je retourne au boulot. Le soir, je prends l’avion à 18h00 pour Milan en priant pour un vol calme. Arrivé là bas je me traine jusqu’au taxi. Je suis à la bourre, pas le temps d’aller à l’hotel : je file au resto direct. Je suis à Malpensa. C’est loin. Je demande la distance et le temps au chauffeur. 60 bornes, 20 minutes. Je me rappelle que Maranello n’est pas si loin, un écusson Ferrari pendouille au rétro de la Fiat, je sens que je vais en chier. Je tente d’appeler Flo mais je raccroche : j’ai besoin de mes deux mains pour me caler et ne pas trop souffir. Dîner au Gold, le lounge de Dolce et Gabbana. Bien que nés en Sicile ces deux là ont annexés la ville, de l’or partout, des putes partout, des collègues partout et mon pieu toujours dans mon cul. J’ai connu meilleure soirée.

5 du mat … les bouteilles me poursuivent. Je pense que les poubelles de verre de notre hôtel ne sont vidées qu’une fois par an, précisément ce jour là. J’ai l’impression d’être dans l’atelier de récup de St Gobain, l’horreur, des cascades de bouteilles se déversent sans fin.

La nuit est finie.

Journée de réunion. Pas pu m’asseoir. Salle de réunion. Table. Journée en anglais. J’ai marché autour de la table toute la journée. Le matin mes collègues me plaignaient le soir ils me haissaient. J’ai fait des centaines de fois le tour de la table de réunion, je les ai rendus fous. J’ai beaucoup parlé et je me suis rendu compte de l’effet variable des mots en fonction de ma position versus mes interlocuteurs. Prendre la parole en étant derrière qqn met la personne en situation de défense, de vulnérabilité. Marrant.

Mail… grève du controle aérien, vols annulés. trop c trop. Je me demerde. Je switche mon vol AF sur Alitalia.

Et là mon cher Jal je suis en désaccord avec toi quand tu dis que nous sommes prêts à fusionner avec les ritals.

En sécurité ils sont nuls. Ils m’ont laissé embaqué avec une arme à bord. J’avais un pieu dans le cul. En arrivant à bord j’ai eu l’impression de monter dans une fusée Soyouz. Un MD 80. Mc Donnel et Douglas … c’est comme Costes et Bellontes, Nungecer et Colly, Roland et Garros … c’est les premiers temps de l’aviation. Y a plus que les ritals pour voler là dessus. Au demeurant, des verres en verres, des couteaux en métal, des repas chauds, des sièges top et un silence absolu vu que les deux moteurs sont au cul du zingue.

Bref je monte à brd et je repère deux bombes. Putain la sécurité??? Armées. Atomiques. 1, 80, des miss Iles, déguisées en hôtesse. Les mêmes, des jumelles. Trés brunes, des yeux bleus cobalt. En m’approchant leur cas s’aggravent. Je découvre qu’elles appartiennent au must de la technologie militaire : les bombes ASM. La hantise d’Amnesty International. Les armes à sous munitions. Toutes deux ont des grenades offensives prêtes à être dégoupiller par un businessman émoustillé. Mon cher Jal non seulement elles étaient pleins phares mais phares à iode.

Je prends du vin pour avaler mon 8° nurofen. Les salauds, ils ont remplacés le pinard par de la nitroglycérine. Tu rotes devant une allumette et tu as un lance flamme. A la moindre turbulence et tout l’avion s’envoie en l’air et justement nous survolons les Alpes et le temps est orageux …

Retour au bercail, solitaire, Flo parti enterrer sa vie de jeune fille et moi je m’enterre au pieu avec mon pieu.

Ce matin retour sur la behème. Douloureux de hisser les pieds jusqu’au cale pieds mais trop de RDV dans le tout Paris pour la caisse.

Ce soir du rhum ! un cigare et le Milan !

Et puis ce post, long, loin de la course à pied qui me manque; je vous envie d’annoncer des temps qui vous plaisent, qui vous déplaisent … Quand on court on ne mesure pas la chance qu’on a de courir.

Profitez en les amis !

 

Quiberonron

Vendredi 18 mai 2007

Je ronronne à défaut de courir. 

Piscine encore et toujours … je vais nettement plus vite que pour mes débuts même si cela reste assez lent. Aujourd’hui j’étais le plus rapide du bassin. Pas trés flatteur à la thalasso mais bon … il y avait quand même qlq nageurs.

J’en ai d’ailleurs percuté un qui venait vers moi sur le dos. Pas vu pas pris ? Pas vu, ça c’est sûr mais pris pleine face. De mon coté pas trés douloureux, du sien un peu plus … j’ai emboité ma tête dans son épaule. Il y aurait pu avoir un drame, un noyé … Mon pote Nico qui n’avait pas pied au moment de l’impact a failli mourir de rire, noyé. La tasse à l’eau de mer est trés désagréable.

Le temps s’est levé juste après le dej de quoi faire une petite sieste au soleil.

Ce matin petite virée à la pêche. Coef 102. Mer calme, l’idéal. Jules m’a assisté. 5 tourteaux à nous deux et surtout un casier roulé par la mer et coincé sous la jetée. Pas facile à remonter sur l’échelle de 10 mètres. Il a fallu le hisser avec un bout sur la jetée : c’est lourd un casier lesté. Jules l’a reparé cet am et il est prêt, bon pour le service. Une bonne pêche quoi.

Les enfants sont allés compléter le tableau de pêche avec des balances : objectif arraignées ! C’est la saison. Bilan 2 arraignées.

Ce soir bouffe à 13 au vieux port ; crêpes à gogo.

Demain golf. Départ booké à 8h30. Il y a un peu de vent mais ce sera sympa. Je vais tenter un coup de vélo dans l’après midi selon le temps.

Je vois des gens courir sur des sentiers que j’ai de nombreuses fois décrits et ça me provoque un sentiment de manque de jalousie, d’envie… patience patience, je ne cours pas avant le mariage, même doucement.

Pignon, je vais proposer une date pour un dej, summerbreak avant les vacances. Je le ferai bien au même endroit que notre dej de Noël, chez Chartier à Levallois. Des amateurs ?

Jal, le traffic du blog reste le même même si ma plume et moins vigoureuse et les commentaires moins techniques : Under 3 sera à 100 000 visiteurs en juin et 3 à 500 personnes visitent le blog tous les jours.

 

L’homme de l’atlantique

Mardi 15 mai 2007

Voila ce que je peux endosser au mieux comme surnom. L’homme de l’Atlantide, c’est trop. Bobby Ewing non merci.

A propos de Dallas l’aventure de Manaudou nous y conduit au galop.

On connait trop les ritals pour ne pas sentir un coup foireux dans la volonté de la fédé de ne pas voir notre championne s’entraîner chez eux.

Qu’est ce qui se passe ?

Pourquoi cela arrive t il après les premiers entraînements et un état de méforme constaté ? Ou après les premiers examens médicaux ? Ou après les premiers vrais échanges avec Laure sur place en disant long sur la collaboration à venir ? Ou une Pellegrini qui viendrait au Canet ? Bref … on nage en eaux troubles.

Je réalise que Laure et moi on a arrêté en même temps … quand je vois les soucis que son entourage se fait je devrais peut être m’en faire un peu plus à mon modeste niveau, d’autant que Laure a repris et pas moi et que je ne suis pas prêt de reprendre sérieusement.

Demain je pars pour Quiberon, je prends mon vélo : je vais revoir du pays dans le vent visiblement.

Je rejoins Fab  : intéressant cet article sur Piacenta et trés belle 4° de couv sur la course du pont de Millau. Je ne sais pas pourquoi cette course se devait d’être une édition unique mais ce qui est sûr c’est que la vue est unique !

collection inter-aponévrotique hypo-échogène

Lundi 14 mai 2007

J’ai un oeuf dans le mollet … le verdict est tombé, le cliché est net, échographie formelle.

Le première fois que j’ai vu mon petit Paul, il faisait exactement la taille de mon oeuf. C’était plus gai.

En fait pour parler clair j’ai une collection inter-aponévrotique hypo-échogène. Comme disait Serge July, « je crois que c’est clair! ».

Pour compléter, cette collection est solide, homogène, de forme ovolaire, en clair un hématome fibreux.

Concrètement cela veut dire que je vais mettre un certain temps voire un temps certain à me débarrasser de mon boulet. Back to kiné, ultra sons et compagnie.

Je vais essayer de garder du jus et un poids décent sans faire de CAP. Je commence à mieux marcher en natation. Samedi, 1500 m d’une traite effectués relativement cool, en tout cas sans fatigue.

Bravo pour ta course Seve. Récit haletant, on a mal avec toi, j’aime bien ces compte rendus. Ce qui me frappe c’est que tu as réussi à reproduire sur un 10 des sensations / des états de marathon. Du vite, du cool, un mur, une récup une relance … tout ça en concentré. Tu vas adorer faire un marathon.

Tu peux demander à Jal de t’expliquer la différence entre résistance et endurance, c’est basiquement une question de rythme mais attention à ton couple.

Le loup, le renard et la belette

Vendredi 11 mai 2007

On connaît la version originale, « j’entends le loup le renard et la belette, j’entends le loup et le renard chanter! »

Manau avait il y a qlq saisons customisé, rapisé l’air et les paroles et posait une question : « mais qui est la belette ? »

Manaudou a répondu ! Belette contraction de belle bête, bien nommée la Maunaudou !

Reste à savoir qui est aujourd’hui le renard et qui le sera demain ; idem sur le loup.

L’interview de P Lucas dans l’Equipe est top, trés renard mais avec une faim de loup … il est sûr de son coup et motivé.

Moi j’avoue que la photo d’une Manaudou qui pour sa première séance, nage déja avec un bonnet Fiat flanqué du drapeau italien ça me fait mal, ça ne me rassure pas sur l’avenir.

Quand ensuite je lis l’interview du président de La presse dans la presse … je me marre. Et je me dis que la petite Laure elle va passer des bien bonnes soirées chez son président, avec son ours en peluche et la femme actrice du président …

Je le vois déja le mal du pays …

Je ne suis pas plus rassuré par les déclarations faites au sujet de son épaule, qui n’aurait jamais été soignée et pour laquelle il va falloir faire qqch…

Fait gaffe à toi Laure, surtout ne nous fait pas une Pérec, ce serait trop con.

Coté docteur, je suis passé chez l’excellent Azria … il s’était donné un objectif semi sur le parcours du marathon le 15 04 : il le boucle en 1 28 ! Pas mal ! Il finit au top, au max. Il m’a dit qu’il avait vu bcp de casse après. Marrant aussi de l’entendre raconter les gens qui le visitent car son cabinet est à deux pas du parc des expositions et qui demandent en express des certifs, quasi de complaisance, nécessaire pour retirer leur dossard. Pas de pot, le toubib est marathonien et faut être digne de son certif, apte surtout.

 Alex, je continue à penser que ce ne sont pas les installations qui nous ont manqué mais bien la mentalité. On est pas sportifs et on n’est pas supporter. D’ailleurs, j’arrive pas à me rappeler y a aps un grand évènement à la rentrée ? On en parle si peu que j’ai presque oublié. On est reparti pour des élections, puis des vacances et hop on y sera, au beau milieu de la coupe du monde sans même avoir vu la pression monter, la joie et l’excitation nous envahir …

Les installations ça se construit, comme à Londres : le projet olympique est majestueux ! Idem Pékin.

 

 

Chlore Manaudou

Mercredi 9 mai 2007

Philippe, je sais que tu as un coup de Calgon en ce moment mais as tu vu cette PA ?

« Ancien marathonien, mollet dans le sac, pas peur de l’eau (fait jamais un écart pour éviter une flaque), se donne de la peine dans l’eau et en fait à ceux qui le regarde cherche entraîneur pour aller un peu plus vite sur 400 m (pour l’instant peux pas nager plus!) ».

Philippe tu es mon homme, avec moi tu vas pas chômer. Y a du boulot.

J’ai besoin de plein de conseils. Tiens, comment tu fais pour mettre tous tes cheveux dans ton bonnet en plastic ?

J’aime bien ton attitude dans cette histoire, je vous aime bien tous les deux en fait.

De Lucas à Luca, d’un bassin à une bassesse … elle n’est pas trés adroite notre championne, la preuve Sarko est élu et elle se casse.

Sarko, t’as pas tout prévu dans tes réformes ;  tu voulais garder les cerfs veaux … et les chattes, tu t’en fous ?

Pas trés adroite, non. J’aime bien la formulation de Lucas et sa comparaison avec une histoire d’amour.

Laure s’est déja faite à l’argent, avec les sponsors et Pinault en particulier, je crains qu’elle n’aies à se faire au bronze : elle ne va pas couler, soyons en sûr, mais décliner car leurs deux caractères se matchaient parfaitement.

Peut on vivre une histoire d’amour et s’entraîner dur ? Nouveau challenge pour toi grande petite championne !

20 ans, belle, talentueuse, écervelée (jeune, riche et belle) : il lui faut qqn pour la cadrer. La natation est trés éloignée du rugby, sans cadrage, on a vite le débordement.

S’entendre avec un mec qui a longueur de temps te botte le cul, pas facile surtout face à la concurrence de Luca qui lui aussi s’occupe de son cul, comme pinault en fait comme le disait la baronne.

Ah Laure ! Si tu avais pu être plus politique, tu aurais pu gérer la cohabitation de tes deux Lucas.

Sois heureuse, sois rapide, reste française et gagne !

Mais si tu sens que dans qlq semaines tu vas moins vite, alors Laure, ne t’obstines pas et aménage ta vie pour nager dans le bonheur durablement.

Les 20 kilomètres de Paris

Lundi 7 mai 2007

Les bougres,  ils ne perdent pas de temps, les organisateurs ont envoyé leur première newsletter pour drainer des inscriptions … la course est à l’automne …

J’aime bien et je n’aime pas cette course …

Je disais pour commencer qu’ils ne perdent pas de temps, ce qui n’est pas le cas des coureurs pendant les premiers kilomètres. Comment expliquer les choses à ces gens de l’armée de l’air …

Hé du pilote ! T’as déja essayer de faire décoller toute une escadrille d’un pont (d’un porte avion si tu veux) au coup de canon ? Ah tu n’as jamais essayé ? Alors pourquoi tu essayes tous les ans de faire décoller 20 000 mecs d’un pont, 20 000 mecs qui sont là pour courir et qui grâce à toi et à ton organisation de pilote se font une marche forcée. C’est un concept de biffins, pas de pilote !

Tu connais la chanson, « these boots are made for walking » ! Et celle la, tu la connais ?   »my asics are made for running »?

Ton concept de course à pied, toi le pilote, c’est la marche !

Barbara, inscrit toi !

Aviator, tu as aimé le film ? Tu as aimé Léonardo ? N’oublie pas que c’est aussi le nom d’une tortue, ninja, et que c’est à cela, à cet état de lenteur absolue,  que tu nous condamnes avec ton départ à la con !

Alors dans ta newsletter n° 1, l’aviateur, tu peux nous donner des conseils sur comment gérer sa fin de course les derniers kilos … donne plutôt des conseils sur comment ne pas perdre l’influx dans une bousculade au départ, d’un premier kilo en 6 minutes quand tu veux flirter avec les 4. Et d’un deuxième kilo qui ressemble au premier et ce jusqu’au 5 …

Bon, une fois passé le départ, j’aime bien le parcours, particulièrement le 2° 10 et l’arrivée.

Je serai content de la refaire cette année …

Une dernière chose l’aviateur. Merci de nous faire profiter des prix promotionnels si nous nous inscrivons avant telle date … mais vu que tu vas refuser du monde, c’est quoi l’intérêt de faire une promo ?

Tu fous de l’argent par les fenêtres. Tu t’en fous, toi tu sais voler, mais l’argent ne sais pas voler. Ce n’est pas voler que de ne pas faire de promo. Et ce ne serait pas voler que de gagner plus, quitte à offrir des cadeaux pas volés pour les meilleurs performers.

Enfin, ceci est lointain d’autant que je me suis remis un coup au mollet en tentant un cadrage débordement de Jules, en ayant Louise dans les bras … démarrage, impulsion et surcharge de 15 kgs = pas souhaitable en convalescence …

phuck !

Jeudi 3 mai 2007

J’ai reçu les photos de mon marathon. C’est curieux de recevoir l’enveloppe de Maindru et de découvrir ton dossard porté par un pote. A défaut d’avoir fait Paris mon dossard l’a fait.

Au rang des satisfactions, Max. Ces temps, ses temps c’est fou. On savait depuis Hervé Christianni qu’il était libre maintenant on sait qu’il est fou. Les choses mettent toujours un peu de temps à traverser les océans notamment l’atlantique, les américains et surtout un australien le savent depuis longtemps.

Mad Max, l’aigle de la route !

J’en avais fait mon favori. Sans un départ timide je pense tjrs qu’il aurait chatouiller le JAL (derrière mais pourquoi pas devant, pour le plus grand plaisir du Jal qui aime bien être chatouiller sur le devant) et définitivement qu’il serait passé sous les 3 heures en conditions normales. Je disais il y a qlq jours que vous étiez les mieux entrainés et que comme par hasard vous aviez la meilleure récup : merci à vous d’avoir valider mes dires par des faits.

Hé les gars, vous êtes en forme (en forme de champion) : trouvez vous une course quelconque à faire ensemble : tirez vous la bourre et pétez nous un score ! Il y a de la pression dans le tube !

Déjeuner sympa avec le Jal; le plan c’était piscine mais un resto nous a semblé plus accueillant. En sortant après un énorme moelleux au chocolat j’ai restitué à Alex ses affaires de piscine et notamment ses lunettes.

Intéressant.

Je connaissais le pneu à taille basse, le string, le préservatif … bref des objets qui limitent la matière pour accroître la performance. Hé bien j’ai découvert les lunettes de piscine sans joint (elles doivent donc être trés serrées sur les yeux pour ne pas prendre l’eau). Il paraît que c’est un peu douloureux …

En bon néophite je dis « t’as fumé un joint » – humour. Le johnny Weissmuller réunionnais me répond que le joint ça ralentit, le bourrelet de mousse est nuisible, la vitesse est sacrée …

La maîtrise absolue du Ph,  neutre bien sûr.Le bourrelet est un filtre. Quel est le philtre de la vitesse ? Existe t il ? Peut être. Maîtriser le ph c’est savoir qu’il y a une différence entre filtre et philtre, et quelle est elle ? Le ph justement !

Vous connaissez Felps ? et Phelps?

ok ok ok … Force est de constater qu’on ne boxe pas dans la même catégorie déja dans les couloirs de suzie mais j’ai vraiment l’impression de devoir me cantonner au pédiluve face à Jal …

Max, merci de ne pas pas progresser trop vite dans le bassin.

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