Archive pour avril 2007

Shooté

Dimanche 29 avril 2007

C’est peut être ce que je devrais faire …

Je ne tiendrais pas mon planning de course : j’ai couru , hier une heure mais j’ai failli me faire shooter par une bagnole juste devant chez Lucas pour ceux qui connaissent. Une petite conne qui n’a pas regardé … Démarrage en trombe avec sa poubelle en regardant sur sa gauche … mais pas à droite. Moi à droite, Pink Floyd et the wall dans les oreilles. J’ai pu me casser en deux, rebondir sur son capot avec le plat de la main. Elle a accéléré, j’ai gueulé, elle a quand même fini par s’arrêter. Explication de texte, je passe les détails.

Le mollet assez cool mais les jambes lourdes enfin plutôt dé-habituées à l’exercice.

Ce soir, on the road again, avec un mollet plus tendu. 50 minutes de course avec la sensation de ma blessure, puis une côte et la sensation devient plus forte, presque douloureuse. J’ai peur que cela pète donc je marche : 5 kms jusqu’à la maison.

No big deal, c’est le premier mai, la fête du travail, même pour mon mollet. Curieux quand même de pas travailler le jour de la fête du travail. C’est comme si le jour de la fête de la sardine on ne mangeait pas de sardine.

Je devrais peut être me shooter comme tous les cyclistes : visiblement Ulrich va se faire goaler par la patrouille pour sa victoire dans le tour, ou encore comme Ségo : regardez ses yeux, ses poches. Les candidats ont une vie de dingue ! OK. Son préparateur physique c’est déja planté dans la potion qu’il lui a donné le soir du premier tour (elle dormait pendant son speech) mais alors en ce moment … je ne sais pas ce qu’il lui donne mais l’Oréal va peut être le chasser pour s’attacher les soins du créateur de cet effet Gloss dans l’oeil.

No run demain, pistoche à curiste ce sera bon et pêche. Beau tableau, dont un trés beau lieu,  hier pour une journée entière en maillot sur le bateau.

Ma bonne dame, il n’y a vraiment plus de saison !

Good vibrations

Vendredi 27 avril 2007

Good good good good vibrations.

Go Fab, go good.

Tu abordes ce marathon différemment et le résultat sera différent. Je ne crois pas que deux semaines de jus changent grand chose. Je crois qu’au contraire tu débordais de jus sur la ligne le 15 04. Le trac, le stress … le jus négatif.

Tu pars avec la volonté d’avoir des « good vibrations » pendant la course. Et tu vas les avoir.

Je me répète : laisse tomber ton cardio. Tu as 42 bornes pour te faire plaisir, dans un minimum de temps. Laisse tomber tes pourcentages, au pire enregistre les pour analyser rétrospectivement. Fais toi plaisir, cours pour le plaisir, pour le fun, pour ta femme … à propos le prochain vous le faites ensemble ?

Alex à Chicago a l’oeil rivé sur son cardio et dès le 10 me dit qu’il est haut, qu’on va vite. Je lui réponds « ta gueule, moi j’ai mal au cul ». Il reste derrière moi suivant les indications de son cardio et finit en deça de son niveau.

A Paris, il se lâche et tape un top temps. Il ne bipait même plus les kilos. Il était haut, trés haut, trop haut vs ses cadences d’entraînement mais c’était le jour de la course.

Je ne te recommande pas de forcer too much mais de ne pas courir l’oeil sur ta montre. Enfin force quand même un peu, beaucoup, c’est la fête du travail et tu nous la fait à la japonnaise. Par ailleurs à chaque fois que tu regardes ta montre tu perds du temps, tu dé-synchronise ton mouvement de bras, tu tires moins avec le buste bref tu ralentis.

A propos de good vibrations … et dans la lignée de mon I Pop Chaffle qui calait le beat musical sur le heart beat j’ai découvert une invention lié à I Pod.

www.ohmibod.com

Le modèle est unisexe et peut être couplé avec joie et bonheur à mon principe de I Pod Chaffle. La vibration pourrait être calée sur le heart beat. J’ai dans l’idée qlq options pour le passage de la ligne.

Je livre mes sources : ce matin de bonne heure je portais ma moto chez le conces. Difficile de voir la réceptioniste cachée deriière deux piles de mag : 50 cms de hauteur de Newlook et idem de Maximal … Il n’y avait pas Le Monde encore moins Elle. Sexistes les conces moto? Bref p 76/77 de Newlook.

J’ai des good vibrations pour toi, je t’en souhaite, accessoirement sans accessoire.

Repris de justesse

Jeudi 26 avril 2007

La reprise se devait d’être juste : un échauffement, un petit run, un bon cool down.

Un petit quart d’heure de vélo d’appartement. Le terme est désuet. Je l’utilise car ma machine était désuète. Un vélo désuet. Dans une salle désuète, la salle de musculation du Racing. C’est une des premières priorités de Lagardère : refaire cette salle. Ce sera rapide : du gros oeuvre. Tout est a jeter ! Le nom salle de musculation est lui aussi désuet, assez années 80, les années de la performance. Comment dit on salle de muscu aujourd’hui, à l’heure du well being?

15 minutes donc entre deux messieurs d’un âge certain trop secs pour suer.

Je savais que cette étape passerait.

Départ pour 30 minutes de course. Je savais que je saurais dès les premiers mètres. C’est passé impeccable. Départ vers le lac, puis la cavalière à gauche, je reconnais les trav. Ils sont insensibles aux variations climatiques et portent tous la même tenue que cet hiver. Elle est probablement plus adaptée aux températures puisqu’ils sont quasi nus.

Je descends vers RG qui s’apprête : le d day est pour demain.

J’ai 25 mns dans les jambes, mon mollet est au top mais je sens que le reste du corps se plaint. Tout ce petit monde s’est bien accommodé de ce repos forcé. Les pieds chauffent, les genoux grincent, les muscles gonflent : debout là dedans, c’est reparti !

J’enquille vers l’hippo. Il fait chaud, trés chaud. Je ne vois absolument pas pourquoi vous vous êtes plaint de la chaleur le 15 04 : c’est quand même vachement agéable de courir dans ces conditions.

Je repasse à l’endroit du faux pas. Le souvenir de la douleur est clair, vif. Je dépasse l’endroit. Je remonte vers vers le club.

J’aurais couru 50 mns tranquillou billou, changement rapide, douche rapide et plouf. Le petit bassin est vide mais ils ont rempli et ouvert le grand. 50 mètres extérieurs le pied.

J’enquille 500 mètres sans problème, le soleil couchant sur le dos. Je le sens, ça doit vouloir dire que je suis plus horizontal.

J’ai accessoirement fait mon premier tri en inversant les disciplines. Je me pose d’ailleurs une question : existe t il des tris avec un ordre différent des épreuves, notamment avec un finish dans l’eau …Au fait, comment on fait pour abandonner dans l’eau, on coule ? Il y a des pédalos balais ?

Je vais essayer plus long ce week end sur ma chère côte bretonne. 4 jours : 60 / 90 / 90/ 120mns.

Je lis par ailleurs que tout le monde s’ouvre à la natation avec plaisir. N’ayant pas le don d’ubicuité, j’ai hâte de voir l’impact de cette pratique sur nos performances ceci induisant probablement une diminution du temps de course à pied … interesting indeed.

Reprise

Mercredi 25 avril 2007

3 semaines d’inactivité totale : il y a 21 jours ce matin j’arrivais boitillant à l’agence.

Après une quinzaine de séances de kiné, des traitements évolutifs, je me sens prêt. En tout cas je sens mon muscle prêt. Le kiné aussi qui est satisfait de la vitesse de réparation : normalement c’est plus de 3 semaines.

C’est vraiment cool d’être soigné par un kiné de ce niveau, deux kinés en fait, les deux Greg qui connaissent vraiment bien les sportifs. L’ambiance est « vestiaire » des mecs partout, peu de femmes, des vannes, des expériences. Sympa aussi de voir les progrès de chacun et de s’apercevoir que son petit bobo n’est pas grand chose vs des opérés du genou ou des traumas plus graves.

Puisqu’il y a des tas de lecteurs anonymes que mon kiné ne le reste pas : Grégory Delente, Aquaboulevard.

Donc une demie heure aujourd’hui, juste pour voir.

J’ai l’impression de passer le relais de la blessure à ma béhème qui a dû se claquer hier soir une durite tellement elle pisse l’essence. Si seulement cela pouvait éloigner les pigeons !

Global warming

Lundi 23 avril 2007

C’est pas avec le score de Voynet et la disparition, telle la banquise de Hulot qu’on va faire qqch pour la planète. Pourtant, faire campagne devrait être une spécialité des verts !

Comment on fait pour courir sous les trois heures s’il fait 25° en avril.

Tapis de course dans sauna, entraînement au Maroc en hiver ?

Décalage de la date du marathon en décembre ?

Les images de Londres sont édifiantes : les kenyans à la rue et les femmes dans les civières … comme Nacer !

Je ne te traite pas de gonzesse Nacer … mais si tu t’es donné autant que les meilleures féminines tu t’es donné à fond, vraiment à fond.

Je me souviens de toi enchaînant les 400 … à bloc, limite au bloc ! Pas de surprise dans ta détermination.

Tu vas monter comme un bolide en haut de ton sommet.

J’aime bien ces arrivées, comme les arrivées des biathlons ou des courses de ski de fond : des athlètes sur-entrainés qui finissent par terre les bras et jambes en croix à la recherche d’une bouffée d’air, d’un peu d’oxygène.

Week end aquatique pour moi, le dernier avant la reprise le week end prochain. Qlq séances de Kiné cette semaine glissées dans une actu boulot trés intense, Compex pour les cuicuisses.

Boris, merci pour ton commentaire, il y a pas mal d’amateurs de vélo parmi nous, qui pratiquaient, et ou pratiquent et ou pratiqueront.

 

Massage transversal profond

Jeudi 19 avril 2007

Si le kiné te dit MTP et si tu peux courir, profites en ! Cours !

Le MTP est profondemment douloureux.

Il ‘a rien d’un massage puisqu’il est quasi statique : juste là où ça fait mal.

Il est profond. Bien profond.

Le MTP est à la portée de tous. Se mettre les droits en crochet, la dernière phalange à 90° vs les deux autres, pénétrant droit dans le muscle. Appuyer de toutes ses forces pour descendre dans le muscle. Avec son autre main, appuyer en complément sur la main pénétrante pour atteindre une profondeur idéale …

Normalement il me le faisait allongé sur le dos. On sert mieux les dents, on se contracte mieux en attrapant les pieds de la table et en serrant de toutes ses forces, on offre pas son visage et la douleur qui s’y lit à tous.

J’y ai eu droit sur le dos aujourd’hui. Avec deux gros rugbyman morts de rire à coté de moi. Le dos en arc de cercle sous la douleur, dents serrées, rictus de douleur aux lèvres.

Un MTP c’est court, qlq minutes.

Il est rare de tranpirer à grosses gouttes en position statique : le MTP offre les effets du sauna à basse température.

Enfin, le mal est salutaire car il provoque une réaction physique, de lutte du corps qui accélère la cicatrisation et fortifie le muscle.

Qlq chiffres pour finir.

3 03 l’année dernière c’était moi avec une 2019° place, vous savez. Pour info le 2019° cette année court en 3h16 … soyez fiers de vous, trés fiers.

L’année dernière Jean Claude Trudelle termine à la place de Jal cette année, de Môssieu Jal en 2 54 59…

C’était l’objectif d’Alex,2 55,  en tout cas celui que je lui avais prédit/fixé et qu’il avait accepté !

Donc à Londres 2008, j’annonce Jal en 2 50 car :

il fera meilleur

il sera meilleur

le parcours est plus roulant

et comme dirait Jimmy, think big, yes, but think bigger than big is better

Marathon blues

Mercredi 18 avril 2007

Le marathon est passé, après 9 semaines de gestation, de gesticulations, de circonvolutions, le terme est arrivé comme prévu un quinze avril sans même l’aide de la pleine lune.

Tous ont pris le départ, sauf moi, victime d’une fausse course dans les derniers jours, au moment le plus cruel.

Tous sont entrés en salle de travail. Certain pour la première fois avec l’apréhension des premières fois. Moment touchant pour les anciens. Le bizuth est toujours un bizuth mais va rentrer dans le club, enfin, s’il finit … le doute est toujours là.

La tension est la même pour les anciens, différente plus sourde, car la peur de l’inconnu du bizuth est remplacée par la peur du connu, du trop bien connu.

Les parents connaissent cela : accoucher … commencer à ressentir des contractions et se dire que c’est le début. Dans notre cas, nus voulons l’impossible, accoucher sans contractions. Commencer à ressentir des contractions c’est se dire que c’est la fin et que la fin peut être longue.

Pas de péridurale pour nous, non, à l’ancienne, pour que les sensations soient intactes, pour bien sentir le bébé passer.

Quand il est né, il est beau, quel que soit le résultat, il est beau, au moins pour les coureurs et les sages femmes (particulièrement Seve que j’ai lue et Cynthia que j’ai écoutée : vous avez été formidables!). Les autres, plus objectifs moins impliqués, moins concernés, relativisent, comparent.

Combien il pèse, moins de trois ? Oh, qu’il est mignon, mais c’est rare.

Plus de trois ? Allez en couveuse, à l’hôpital piédatrique Suzie, service du professeur Martin.

Aujourd’hui, c’est la sortie, le retour à la maison et le néant … quel est le prochain objectif, qu’est ce qu’on fait à midi? Combien on fait dimanche ?

C’est aussi le moment de se relancer, de réfléchir, de rêver en quelque sorte, parce que le blues c’est beau, c’est entrainant.

Pour ma part je recommence ce week end après une bonne quinzaine de jours d’arrêt complet et je sors de cette putain de piscine !

Résultats du marathon de Paris 2007

Lundi 16 avril 2007

Bravo aux finishers !

A tout seigneur tout honneur, bravo à Jal. Cette course est une course under3. Le même temps que le mien l’année dernière, mais 973° vs 2019° : CQFD. Sauf que dans température on ne retient que le temps, l’érature, les ratures du chrono on s’en fout : 3 03 c’est 3 03 et c’est above 3. Reste que c’est une sacrée perf. Je laisse aux spécialistes le soin de voir en combien le 970° de l’année dernière courait (au moins 7 minutes à mon avis) : cela donnera une claire idée du potentiel de Jal, que je fixe de toute façon à 2 50 à court terme, puis moins.

On avait fait la strat de course la veille au soir. D’abord partir vite. Plutôt que de flipper parce qu’il faisait chaud il fallait courir vite à la fraiche pour prendre ce qu’il y avait à prendre le plus tôt possible. J’avais conseillé un premier kilo en 3 55 pour profiter de la descente, avoir déja 20′ de bonus. Il fallait se dégager du peloton, se dégager de ces 35 000 bouillotes à 37°, prendre de l’air. Il fallait du mental. Je le dis souvent, fuck le cardio, fuck le chrono. Il était évident que cette course serait haute dans les tours. 90%, so what ? Il fallait se rappeler ses jeunes années à la Réunion, il y fait chaud. Il fallait se rappeler ces interminables séances de côtes en juillet dernier dans la touffeur d’un Paris pollué, il fallait surtout pas chercher à « manger l’éléphant d’une bouchée » : un marathon c’est pas forcément 42 kil mais 42 fois un kilo. Il fallait tenir à la fin et la fin commence dès le coup de canon. Il fallait être fort et sûr de soi. Il y avait des indicateurs : Yasso avait parlé : le finish de Jal en 2 40, la côte des Gardes en moins de 10, tout ce travail effectué bien au dela de l’allure pendant des semaines des mois, ce travail sur la foulée, sur la diéthétique, sur la musculature … tout ça a payé, comme prévu. Car face à l’imprévu, la température en l’occurence, c’est tout ce travail annexe qui a fait la différence.

Regardez le temps des meilleurs : pas d’impact de température !

Et Max ?

J’en avait fait mon favori … et lui aussi sur une course normale, passait ce cap. Pourquoi a t il tenu ? Un entraînement moins dur, mais dur, confère la séance des 400 bien au dessus des normales … Et puis, le vélo … Si la course à pied peut être dure le vélo peut être un enfer. L’école du vélo, c’est l’école de la douleur, de la longueur. Gardez la tête dans le guidon, ne pas réfléchir, aligner les kilos, en chier. Je me souviens ma première course de vélo : 211 kms, 6 cols, un vélo trop petit emprunté à un pote, 11 heures de vélo, de la marche aussi … ça forme la jeunesse.

Bravo Max, mais tu es parti trop doucement, soit confiant bordel!

Bravo mon Jako, malgré un taf d’enfer, des problèmes plus lourds que les nôtres tous réunis, un entraînement « au mieux » .. tu te places et tu améliores ta perf. C’est mérité ! Je suis heureux pour toi, trés heureux.

Olivier, les deux Oliviers …

Gandon, je te file mon dossard, tu fais 2 45 à NYC et là tu me ramènes un 3 42 qui déclenche une cascade d’appel de mes potes plus lointain, genre qu’est ce t’as foutu ? Ok, je sais que tu accompagnais une de tes copines …

Amice, tu courrais à St Louis, il faisait pourtant 0° au départ et tu flirtes encore avec l’under 4 pour rester à 4 02. Next time … on travaillera ensemble cet été.

Steph, les deux Steph…

Mention spéciale au Billard qui pour son premier marathon le boucle en 3 49, 4 minutes de plus que sa prévision optimiste … c’est bien, bon repos à Carnac.

Moussac, ça change de rythme le travail en agence …? Raconte nous un peu mieux ta course, la couleur de tes grolles ?

Breizh, belle course aussi. Attention au point de fixette psychologique sur le 24. J’ai ici à l’agence un pote tri qui bloque tous ses marathons à 32, pour finir à fond mais dans les choux. Avec ton timing tu as dû vraiment courir dans la masse, pas facile j’imagine.

Blandichou. Jamais une concession à l’entrainement, des sorties longues, trés longues, le mental. Un mot Chapeau ! Un bel hommage pour ta maman à laquelle je suis sûr tu as beaucoup pensé et qui n’est pas étrangère dans ses qlq secondes grapillées pour taper ton record.

Guilhem mon mentor … 3 59 pour ton dernier marathon. Vivre en Pologne, s’entrainer dans la neige et courir sous les tropiques c’est dur, ça l’a été, mais que ton SMS était beau.

Coco et Fab, je ne vais pas faire ma Laurence Boccolini (c’est que l’hippo à écrire) … je suis déçu pour vous. Forcément. J’avais prédit qu’il y aurait des surprises, je ne pensais pas à cette amplitude.

Fab, aller au bout … c’est important, c’est formateur, mais il faut le sentir. La réflexion pousse à l’abandon. Voir sa famille, c’est s’attendrir, c’est se relacher … Jal qui dit je t’aime à Cynthia et Hugo en passant et elle en est encore tout émoustillée, Coco ne rate t il pas le cap des 3 heures à Chicago en voyant Marie, Flo et Cynthia … Un marathon, c’est long et on va toujours mieux à un moment. Ne jamais se permettre d’abandonner dans un kilo, attendre le suivant, puis le suivant, puis le suivant … et passer la ligne. J’avais engueulé Jako l’année dernière.

Coco, je suis navré pour toi, car cela a dû être long, long, long. J’ai souvent dit que under3, c’est plus le nom d’un blog, un état d’esprit, qu’un club de performer. Tu cours en 3 heures, voila ce que tu diras à Titouan un jour, 2 59 30 ou 3 00 30, tout le monde s’en fout. Nous nous sommes beaucoup « écorchés » sur les entraînements, je vois dans ces écarts de perf matière à réflexion, à évolution pour toi.

Londres 2008 sera mon prochain objectif under3, j’espère t’y voir passer avec moi ce cap. A moins que tu ne le fasses sur NYC, Môssieu Coco dans ce cas là !

Et moi dans tout ça ?

Après une homard party à Portivy, au petit hotel du grand large,  commencé par un Chablis sur le quai face au couchant, j’ai eu du mal à arriver à l’heure. J’ai raté le départ de 10 minutes. Après la course, piscine. Puis pêche en mer, top temps, le même que le vôtre mais je ne m’en plains pas, moi !!!

Qu’est ce que j’aurais donné? Pas under3, j’aurais pas battu Alex. Je me donne un 3 06 3 09… Une course à deux avec Alex jusqu’au semi, rattrapé par Max, qui sait ?

Bravo à tous pour votre sueur, une bonne centaine de litres à vous tous, les défis restent entiers, d’autres s’ouvrent, des vengeances s’aiguisent, des objectifs se forment, des regrets deviennent moteurs … la vie, le sport, under3 quoi !

naufrage

Vendredi 13 avril 2007

25 mètres c’est un océan.

Ce matin, aux aurores j’ai nagé.

J’étais le premier à l’ouverture de la piscine, il faisait encore frais, les oiseaux du Racing se réveillaient à peine et les portes des maisons de retraite des membres n’étaient pas encore ouvertes.

Plouf ! A fond !

Au fond en fait.

Je commence mes longueurs. Oui, je trouve ça long une longueur, et d’ailleurs, objectivement me concernant c’est long.

Je n’ai pas le profil du cétacé.

Justement …

Je vois par intermittence, tous les 4 temps, un type qui essaye de me parler.

Je m’arrête, je relève mes binocles, relève mon bonnet et … apparté … oui ! je mets mes oreilles dans le bonnet car sans avoir la proéminence auriculaire du nain du VRC j’ai pas besoin d’avoir deux minis ancres flottantes en plus de mes difficultés. De face je ressemble à un poisson lune : une boule poilue avec deux petites nageaoires.

Bref le gars le cause .

Il me dit c’est assez ! Cétacé ? Moi,  je nage comme un dauphin ?

Pas vraiment! C’est assez ! J’ai compris la différence au ton. Le thon c’est bon et ça nage vite.

Face au ton, mon amour propre c’est tassé, mais le thon est fier !

Le gars m’a dit vous vous trainez, z’avez un problème d’assiette. Pour un cétacé faut une grande assiette et la mienne est toute petite. Vous avez le dos fin mais ça sert à rien.

Il me dit que je nage à 45°, je le remercie et flatte son sens de l’observation.

A son tour il me flatte, il me dit que j’ai l’air sportif et me demande si je suis un coureur ou un footeux.

Ah quand même !

Je réponds.

Je cours, je pratique le marathon et peu la marre à thon comme vous pouvez le constater. Je vois ce con se tâter…

Je le savais me dit il !

Vous avez une forte densité dans les jambes : donc elles coulent !

Je rappelle que je nage avec un pull boy donc que même avec une boué je coule … il me recommande les palmes pour une meilleure position.

On discute, il me file plein de conseils, me raconte sa vie, le foot, les croisés out, le tri athlon … super cool en fait ce gars.

Il m’a expliqué plein de truc sur la fréquence, la respiration, l’allonge… c’est cool ce sport et maintenant j’avance !

Go guys !

Ballet aquatique

Jeudi 12 avril 2007

Faute de mollet j’ai commencé la natation ce week end.

2 séances avec un pote à la Thalasso de Quiberon et une séance hier soir au Racing.

Plusieurs conclusions :

J’ai trouvé ça trés cool. J’avais un fort à priori sur la natation. Mes premières expériences étaient nazes : je me donne de la peine et j’en fait aux maîtres nageurs qui sont au bord de l’intervention quand ils me voient nager.

Equipé d’un pull boy je me suis lancé et … c’était cool. Bien entrainé je respire tous les 4 temps, pas d’essoufflement, une bonne portance au niveau des jambes avec ma bouée.

Lors de la première séance mon pote me lachait … lui utilisait les jambes.

Après qlq conseils glanés auprés d’une blonde pulpeuse, maître nageur de son état, je doublais mon pote, toujours sans les jambes mais aussi tous les nageurs de la piscine et ce toujours sans effort.

J’adore la natation.

Hier, je contacte le racing, Jal, Antoine, et je prends des renseignements sur la licence tri-athlon du Racing. On a le portable du président de section : ça va pas traîner d’autant qu’il est pote avec Tonio et une référence du Neptune c’est un peu comme avoir surfé Jaws.

Hier soir, torse bombé j’attaque ma troisième séance, l’heure du dej ayant été consacrée à mon ami Greg le millionnaire kiné grâce à moi, ma femme et mes potes. Il soigne même le nouveau mec de mon ex femme, c’est pas banal ça !

Bref, je plonge, adapte l’attirail : pince nez, bonnet, pull boy, maillot.

Première surprise je n’ai pas l’effet Wilkinson …

Je démarre.

Bizarre bizarre

A Quiberon je flottais, là je coule. A Quiberon nous avons une piscine d’eau de mer ici de l’eau douce, je ne suis pas porté, j’ai les ongles qui frottent sur le carelage, le pull boy entre deux eaux.

Je suis comme le ballet de la sorcière, à 45° dans l’eau.

Je suis obligé de nager plus fort, bilan mon confort de respiration disparait. Je garde les 4 temps mais le pince pif explose : j’ai besoin de tous les orifices disponibles pour ventiler.

Je souffle tellement que mes lunettes vacillent.

La piscine fait 33 mètres et les 8 extra meters se sentent cruellement ; en même temps je ne peux pas pousser à la plongée de relance donc je perds peu en vitesse.

Mais le plus grave, c’est pas ça. Le plus grave c’est les autres.

Je n’avais pas réalisé que mon pote (pardon Nico!) nageait comme un paire de tenaille. Pourtant il est à l’aise dans l’univers liquide mais plutôt alcoolisé. J’avais encore moins réalisé que tous les autres nageurs de Quiberon étaient des curistes à qui s’il ne manquait pas qqch genre hanche, genou … avaient au moins tous un surplus pondéral agravé d’un âge avancé.

Hier soir j’ai eu l’impression de nager au milieu de la baie de Quiberon par un coup de Nordest à 30 noeuds.

Pas de vague mais du clapot !

Arrêté : c’est l’impression que j’ai eu face aux armoires qui avançaient 3 fois plus vite que moi quelle que soit leur style de nage.

J’ai fini par me tanquer derrière une bonne femme nageant sur le dos avec des palmes de main. J’allais plus vite qu’elle mais le temps que je prenais pour la doubler était supérieur à ce que m’octroyaient les torpilles.

Le tri-athlète est amical, voire chaleureux. Surtout ne pas lui faire visionner un reportage sur la reproduction des phoques avant une séance avec moi. Il y en a un qui m’est passé dessus, plus ou moins, genre départ d’iron man. J’ai senti sa nageoire ventrale glisser entre mes épaules. J’étais au bord de la cravatte de neautaire. Heureusement qu’elle ne s’est pas prise dans l’élastique de mes lunettes j’aurais eu les cervicales brisées.

J’ai fini dans pédiluve : au moins j’étais seul et à l’horizontal.

Si j’ai relativisé mes ambitions au tri j’ai quand même décidé de passer à l’acte dès la saison prochaine. Ce week end j’embarque mon vélo à Quiberon.

Le week s’annonce bien : le style de chacun, les individualités, de révèlent de façon plus crue à l’approche de la course. Go for it guys !

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