• Accueil
  • > Archives pour décembre 2006

Archive pour décembre 2006

Dernier run 2006 : un run d’anthologie !

Dimanche 31 décembre 2006

Nous sommes partis ce matin direction le Pô, c’est à dire le fond de la baie de Quiberon, entre Carnac et Plouharnel.

Flo, Jules, Hugo et mon pote Nico : mission, collecte des huitres pour ce soir.

Nous sommes allés chez Scoubidon, c’est son de code, son vrai nom c’est Tibidi, ça ne s’invente pas. Quel que soit son nom ses huitres sont absolument formidables!

Achat effectué nous avons repris la route de la presqu’île, arrivés au niveau du ground Zéro (là où des terroristes on fait sauté un galion qui bornait l’entrée de la presqu’île) nous stoppons.

Nous avons Nico et moi évacué le véhicule pour un retour en courant vers HSH.

Quelques mètres sur la nouvelle piste cyclable nous ont vite gonflé. 800 mètres et nous obliquons sur la droite, perpendiculairement à la route. Un petit sentier nous conduit directement sur la plage. 22 bornes de plage entre Penthièvre et les abords de Lorient.

Nous visons le fort de Penthièvre, run sur la plage. Je dis viser car nous ne le voyons pas. Visibilité nulle et pourtant pas de brouillard. Face à nous, le vent : force 6, extrêmement régulier et violent. Face à nous la pluie, dense régulière et piquante. Face à nous le sable qui décollé par le vent vient se coller sur nos visages grâce à la pluie et cela malgré la violence du vent. J’ai peur de me transformer en pate à sel.

Autant nous avons parlé pendant les premiers kilomètres, autant entre nous le silence se fait. Nos discussions sur l’enchainement des vins blancs que nous allons picoler ce soir me semble un peu loin. Etre face aux éléments c’est ça ! C’est bon. J’allais oublier le sable et sa variété. Il est mou ou il est dur, il est sec ou il est mouillé et il peut être sec et mou ou dur et bien sûr mouillé dur ou mou. Impossible de savoir sur quel type de sol on va mettre le pied ce qui complique la foulée. Je cherche quelques galets et coquillages par ci par là, quelques paquets d’algues, quelques débris rendus par la mer : ils ont l’avantage de prévoir quel type de réponse va nous donner le sol. Nous avons le temps de préparer nos pas, de choisir nos kick, car lever la tête est impossible du fait de la violence des éléments combinés.

6 kms comme cela, nous tenons à peine le 10 à l’heure.

Sur notre droite bientôt un spectacle exceptionnel. Une dizaine de gars rechauffés se donnent sur leur kite. Full décontraction, on voit qu’ils n’ont aucune traction dans les bras. Vive le harnais. Est ce que ça existe un harnais pour client, cette espèce de ceinture magique qui éviterait les tractions, les tensions ..? Les gars évoluent dans trés peu d’eau, décolent sur les vagues. Le jump est trés différent de celui du fun. En fun on monte vite et on retombe encore plus vite. L’ascension ici est plus lente et surtout l’état de lévitation est atteint pendant quelques instants. L’atterissage se fait à l’image de la montée tout en douceur. Donc on court la tête baissée, tournée vers la droite.

Nous arrivons à Penthièvre …

Nico décide de filer coté baie, nous y serons plus à l’abris dit il.

Je suis ok mais je lui rappelle que le sentier cotier ne fait pas toute la côte, j’ai payé pour voir l’autre jour.

Nous attaquons, à l’abri sous le fort. Le vent c’est arrêté, le sable aussi, nous gardons la pluie.

1 km tranquille et la première difficulté arrive : nous descendons sur la plage.

Le problème, la marée est montante.

Nous courons sur une petite bande de sable entre mer et murailles protectrices des plus belles maisons de la presqu’ile (au moins en terme de vue ; si on aime la baie, moi voir Carnac me déprime).

Un premier run sur les rochers, la moyenne baisse sensiblement.

Nous attaquons un nouveau passage. La mer atteint la muraille. Quelques rochers permettent avec un bon timing de passer, peut être sans se mouiller.

J’y vais ! Nico suit.

Je run entre deux vagues jusqu’à mon caillou que j’atteint avant la vague. Nico est un peu plus lent. Too bad. Il prend la vague et de l’eau jusqu’au genou. Il n’y avait de toute façon pas de place pour deux sur le rocher.

Nous continuons. Eviter les vagues devient impossible, nous devons traverser une zone rocheuses ultra glissante. Plus question de s’abriter. Il faut passer le plus vite possible. Au pire du passage nous avons de l’eau jusqu’à la taille. On avait déja pas chaud…

L’épreuve du caillou d’il ya quelques jours me semble aujourd’ui facile. Nous avons un kilo de sable dans chaque pompe et il ne servirait pas à grand chose de les vider.

J’enquille les derniers rochers, je glisse, dégage vers l’avant, tombe sur mes mains et ripe d’un mètre ou deux sur le genou et la cuisse droite. par trop mal, un peu de sang … ça brûle.

On rejoint le chemin côtier.

La pluie redouble. C’est à ce moment là que plus tard nous saurons que nos femmes, aimantes se sont appelées pour savoir si elles partaient en voiture à notre rencontre.

La boue remplace le sable, Nico en profite pour tenter un prise de quart dans un virage … présomptueux ! Glissade et vautrage dans la boue ! Drôle à regarder. La boue est plus molle que les rochers, il se relève tout de suite sans mal mais légèrement maculé.

NOus continuons direction le port d’Orange de St Pierre … Nico m’annonce qu’un de ses cousins tient un petit bar sur le port. Le Bigorn’eau. Sympa le cousin. On rentre sous les regards médusés des clients. Un petit café brûlant avalé en deux secondes et nous voila repartis pour le finish.

Nico habite près du Beg Rohu.

Nous arrivons chez lui sous l’oeil mi amusé mi admiratif des non sportifs de sa famille. Il ne fait pas un temps à mettre un breton dehors.

J’ai froid. Le beaup de Nico me propose de me ramener vers Quiberon. Les 3 derniers kilo dans le siège en cuir de la C5 sont confortables. Il a probablement 20 ans de plus que moi mais il a fait SFX comme moi. Nous avons eu les mêmes plaisirs dans cette école, les mêmes excellents souvenirs et les mêmes profs pour certain : Pincemin en maths, Cariou en français et qlq autres. Quelle époque !

J’arrive à la maison , je goutte et goutte la douche brûlante et son sol de galets confectionné cet été. Elle est bien notre petite maison!

Dernier run de l’année qui clôture une superbe année de course à pied, faite de moments forts, intenses de beaucoup beaucoup de plaisir, de rencontres, de discussions enflammées et stériles …

Demain : les voeux !

 

Les preuves du roc

Vendredi 29 décembre 2006

Enorme !

Enorme ce roc.

Je l’ai gouté il y a quelques années pour la première fois.

Je l’ai regouté l’année dernière à Saint Emilion dans une petite cave. Ce jour là alors que j’enchainais les vins du coin et du vignoble au sens large, mon téléphonne sonnait. C’était toi Jal qui m’annonçait que tu venais de courir Boulogne en 1h26, pas mal ! Pour fêter cela j’achetais quelques bouteilles de ce Roc, ce Roc de Cambe, un cote de bourg absolument exceptionnel éclipsant bon nombre des plus grands de Bordeaux.

Et hier soir un pote m’amène deux bouteilles … dont une de Roc de Cambe, 2002. C’est l’enfer ce vin ! Ce roc a fait ses preuves, définitivement dans mon top ten des meilleurs vins.

On a enchainé sur sa deuxième bouteille, un pape clément 97. Etonnant. Une année soi disant pas terrible, déja dix ans d’âge et des tanins intacts, une puissance …excellent. Grave bon, comme gravé sur la bouteille.

Aujourd’hui le vent s’est levé. Un bon force 5 pour 15° j’adore ce temps. Même si je n’ai pas couru vite, avec le temps qui vire à la baston j’ai pu adapter mon programme musical. Grand corps Malade pour un slam à répétition, c’est beau, c’est bon, c’est profond, c’est poétique, c’est actuel, c’est touchant. J’aime bien écouter cette poésie urbaine alors que je run le Conguel. Toute la violence évoquée trouve son parallèle dans le déchainement des éléments ; la mer est gris / vert ça m’a rappelé les yeux de mon père. Salut Chaff sénior, j’ai couru dans ton fief aujourd’hui, reparcouru tes sentiers favoris. Partie de run nostalgique inspirée par Passy et son refrain « tu me manques là haut » … Passy pas si con.

Trop de nostalgie … je switche sur Trust, pas encore écouté en courant. Bernie se déchaine comme les vagues sur R pondeu, les trois pierres et surtout le Four qui prend cher, normal, c’est la tourelle la plus à l’ouest ! La houle explose sur ces cylindres de béton ; chaque vague donnerait de beaux clichés à Plisson.

Back to nostalgie, je me souviens de l’inquiétude de mes parents lorsque à 15 ans j’écoutais, et pire aimais, Trust. Comment peut on aimer çà ? Comment peut on louer des chansons aux refrains divers mais pas variés, avariés aurait dit mon père : gloire à Mesrine par ici, incitation à violer des femmes pleines de vice par là … et bien sûr la haine des élites. Bernie s’est terni, le rap t’a balayé, mais moi je t’aime bien !

Bref ce run est passé vite … c’est la plaisir d’avoir un fond d’entrainement, le coeur léger et les jambes cool. Une heure et demie pour 16,3 kms.

La pluie s’est levée sur les derniers kilomètres. Une petite pluie. Le proverbe dit « petite pluie abat grand vent ». C’est peu fiable un proverbe. Je lui préfère « mes couilles le temps se brouille ». Dans celui ci c’est du sûr, du constat ! La petite pluie a aidé le vent à monter. Un bon 6 dans mon nez pour rentrer. Heureusement il est profilé ! Le sable volait et s’ajoutait à l’eau pour mieux fouetter joues et mollets seules parties à l’air libre. Au risque de passer pour un maso total, et ce même sans gravier, j’ai adoré. j’adore courir dans la baston.

Ce soir direction Locqmariaquer pour bouffer avec mon pote Olivier, l’under4 en puissance. on va revenir sur Chicago, refaire nos marathons, boire et saoûler nos femmes (de paroles, car il faudra bien quelqu’un, plutôt quelqu’une pour ramener la voiture).

Nitram, garde de toi de juger trop vite Phuket. C’est grand, trés grand. L’interieur est beau et offre pas mal d’opportunités de runs exceptionnels. Certaines plages, loin du Club Med et de ses putes sont aussi merveilleuses. Les alentours sont beaux. Quoi qu’après le Tsu, faut voir. Chouchou étant le nom du chien de ta grand mère … je comprends pas tout.

l’épreuve du caillou

Jeudi 28 décembre 2006

1h55 hier dans un run que je n’avais pas encore fait sur la Presqu’ile.

19,2 kms avec alternance de tous petits sentiers juste assez larges pour pouvoir mettre un pied devant l’autre, pas à coté de l’autre. Un peu de plage, disons 2 kms. 500 mètres de rochers notamment au passage du Beg Rohu, l’école nationale de voile.

Il fait toujours le même temps, quasiment blanc, les montagnards attendraient la neige avec un ciel comme celui là. Ici il a fait 11° hier et aujourd’hui probablement un peu plus froid.

J’ai joué au golf ce matin avec ma Flo et un pote. C’est sympa ce jeu. On a fait un match play. Celui qui gagne le trou gagne un bouteille de champ. Bien que nous n’ayons fait que neuf trous nous allons encore finir à 0,49999999 grammes ce soir. Tout est dans le dosage mais ce soir, je joue à domicile. Bref une halte à Saint Laurent et petit parcours cool sur le neuf. J’ai fini par 3 par et un boggey, mais aucun birdy donc toujours pas under3 sur un par 3. Quel que soit le sport l’objectif reste le même !

Je vais laisser tomber la nuit avant de partir pour un run d’une heure avant le dîner ; nuit noire, beau run en perspective.

Nouvel itinéraire donc, après avoir passé en revue toute la côte sauvage j’ai doublé Portivy puis j’ai filé par le chemin côtier jusqu’au fort de Penthièvre, de là j’ai enquillé la baie sur le chemin côtier jusqu’à ce qu’il me pousse vers la plage et les rochers. Il y a de superbes maisons ! Ah les Guivarch … qu’avez vous vendu ? Putain de succession !

J’ai fait l’épreuve du caillou, j’aime bien cette épreuve. J’ai choppé un rocher, un roc, un mètre cube de gravas dans ma grôle gauche. J’ai failli m’arrêter pour le virer. Et puis j’ai décidé de courir avec ! Cela peut paraître totalement débile mais j’aime cet exercice qui consiste à avoir mal, à gérer ce mal et à l’oublier. Et ça marche ! Les premieres minutes sont dures puis progressivement, je me fais à la douleur. J’y pense souvent quand à la fin des marathons j’ai mal, je repense à mes runs avec caillou et repense à cette douleur et surtout au fait que comme tout le reste la douleur ça se gère ! Dans une certaine limite, car je ne pense pas évoluer vers le slip aux orties ou garnir mes pompes de punaises …Oublier sa douleur au marathon est clef !

Sous les feux de la rampe

Mercredi 27 décembre 2006

Deuxième sortie quiberonnaise hier soir.

En cette saison les journées passent vite et elles sont courtes : deux phénomènes qui s’ajoutent en plus d’être liés.

Parti de nuit.

La rue du port de pêche et ses faibles luminaires m’escortent jusqu’à la mer et le port. Les lumières de la criée de les devantures de resto me font courir comme en plein jour. Puis le long de la plage la lumière baisse à nouveau jusqu’au passage de la ville Margot, nouveau resto installé dans l’ancienne maison d’un ancien ministre de la mer, Rio. Le boulevard, puis Beg er vil, je perds la lumière jusqu’à la Thalasso dans laquelle il y a quinze jours Johnny s’est ressourcé au Sofitel Diéthétique. Espérons qu’il ait fondu avant son exil suisse et sa cure de fondue, ou bien.

J’ai déja souvent parlé de mes runs nocturnes. J’y retrouve mes sensations. A port Haliguen je vois le roi Gradlon en habit de fêtes, c’est un navire des boués et balises. C’est le Cofiroute de la mer. Je repars. La Teignouse me guide avec son scintillement rouge. Je revire le conguel et aperçoit les lumières de Houat, assez faibles. Je continue à tourner autour de la presqu’ile et je rentre dans le scope du grand phare de Belle Ile. Un éclat, trois secondes, un éclat, 8 secondes. Je sais où je suis. Je progresse. Un autre phare. Un éclat, 5 secondes, un éclat, 5 secondes, un éclat… c’est le phare des poulains .

Le temps est brumeux mais le plafond est assez haut pour offrir une bonne visibilité. Néanmoins les villages sont couverts par une galette lumineuse, piège à kilowatt, reflet de nos éclairages. Certainement pas l’auréole de la sainteté alors que nous ripallions tous comme des chancres.

Une petite heure avec reglyss dans les oreilles, j’aime bien ce groupe toulousains. Un fort accent local, des rythmes jamaicains, une poésie certaine.

Met de l’huile ! C’est ce que j’aimerais mettre dans mes rouages. Que courir à 14 kmh pendant 3 heures me semble loin …

Joyeux Noël

Lundi 25 décembre 2006

De retour sur le blog

Après qlq jours dans le fog

Beaucoup de pinard mais pas de log

Aujourd’hui Quiberon, c’est bon.

1h24 ce matin en négative split, pas vraiment volontaire.

Départ dans le froid, le trés froid car il doit faire 4°.

Port Maria, vent d’Est dans le nez, j’enfile La Quibreonnaise, Lucas (son saumon fumé est extraordinaire, hier soir il l’était encore plus avec ce petit Puligny Montrachet 99), l’Igloo, le Colibri, la terrasse de la grand mère de Nitram et la grande plage direction Conguel.

Il fait froid, grave !

J’ai des fourmi dans les pieds, les cuisses gelées, j’ai l’impression de ne plus avoir couru depuis deux ans.

C’est trés inconfortable.

J’étrenne un de mes cadeaux de Noël : un corsaire noir de chez Décat. Il porte bien son nom, c’est pourtant ma taille habituelle mais aujourd’hui il me serre le corps. Tiens je me fait cette réflexion en passant devant le Corsaire. J’aime bien ce bar pour y avoir bu pas mal de coups en rentrant de la pêche.

Je fais mon tour habituel, en 45 mns, je vais de mieux en mieux.

J’ai croisé peu de gens qui couraient assez peu aussi de gens marchaient ; ça caille vraiment velu.

Je fais le retour en 39 mns avec une bonne foulée et pas mal de plaisir.

Je me fais le dernier Préfab Sprout qui n’est pas récent récent mais qui est résident dans mon I Pod depuis peu.

Peu avant Noël, je me suis offert « Trust ». « Trust » à la Réunion devaient être des stars. Antisocial, tu perds ton sang froid … Pour apprécier en courant il faut une patate que je n’avais pas aujourd’hui.

Je vais prendre mon rythme de croisière, course tous les jours jusqu’à la fin de la semaine.

Coté bibine c’est dément. Ce soir au programme un petit Sauternes de 1970 et deux Lynch Bages de 98. On est 5. J’ai sorti 4 beaux tourteaux de l’eau après le dej, ils sont déja cuits. Un foie gras leur succèdera et 3 faisans !

Joyeux Noêl à tous !

Profitons en car janvier marquera le retour des choses sérieuses, planifiées, des tableaux et des séances, du court, du lent, du long, du rapide …

 

Global orgasm day

Vendredi 22 décembre 2006

Under3 soutient cette manifestation!

C’est aujourd’hui, c’est le jour de l’orgasme global, tous ensemble pour générer de l’énergie positive et changer le monde : nous devons jouir !

C’est aujourd’hui.

Il est 9 30 : le compte à rebours est parti : dans 6 heures et 30 minutes tu dois jouir !

Ok ok ok.

Mais je bosse moi.

Comment on fait pour jouir à 16 00?

Les questions se bousculent ?

Sauver la planète c’est bien, mais participer au GOD (cela ne s’invente pas!) est-ce tromper ?

Peut on participer tout seul ?

Puis je inciter les gens de l’agence à se rapprocher à participer? Nous avons un petit Noël à midi à l’agence, vais je être taxé de harcèlement ou d’incitation à la débauche? Nous sommes une entreprise citoyenne ! Nous donnons de l’argent et du temps à de nombreuses oeuvres, allons nous donner nos soupirs, notre plaisir ?

Fab, avec qui Arnaud va t il célébrer le GOD ?

Le pendant avec le marathon est aisé : le global running day. Tous les coureurs s’associent pour courir ce jour, un marathon d’ouest en est, pour ralentir la planète, ralentir le temps qui passe, ralentir et soulager les peines de ce monde … plus ça court plus ça freine.

En tout cas toi mon Jal, je sais que tu vas le faire le GOD, version ekyden même ! Go Jalleau !

Joyeux Noël à tous !

Un boulot de con

Jeudi 21 décembre 2006

Je crois que l’on peut mesurer le fait d’avoir un boulot de con à ses horaires.

Oui, je l’avoue je prends une semaine de vacances la semaine prochaine.

Est ce pour cela que je suis obligé de caser deux semaines de boulot en une ?

Faut croire !

Jal, Miossec, c’est un pote tu aurais pu lui parler de Brest de Bastiment (un pote commun) et de moi.

J’ai souvenir de l’avoir vu un jour par hasard, j’allais au revival de Patty Smith à Concarneau, dans les remparts, il avait fait une première partie surprise avec son premier album, boire, c’était top; Il était comdab fin bourré! Un bon gars qui vire à la variet ; on vieillit tous. Bienvenue dans le Delerm club! Comme pour toi Jean Paul 2 n’était pas son meilleur ami.Ni Pasqua!

J’ai encore fractionné ce soir : dîner à 3, bouteille de Phélan Ségur 2000 et un fond  d’armagnac 75 !

Vivement janvier que les fêtes soient passées et que ,Suzanne, je revienne à toi.

Je suis content de voir, alors que j’ai été loin du blog ces dernières heures,que « rencontre forte » a fait plus de 1000 visites en deux jours et une audience record. C’est l’article le plus lu de unblog et de ses plus de 35 000 blogs … Content et rassuré à la fois, c’est un blog de marathonien, et les marathoniens ont un grand coeur, ça se voit, dans leurs temps et leur audience !

T’as raison Pignon, on bosse pour bosser et pour vivre mais parfois le boulot nous donne des opportunités de rencontre incroyable. J’imagine ce que tu a vécu à la tête de « tes hommes ». Je me souviens …. bossant pour « Aides », association pour la lutte contre le sida, bosser avec des séro, dur et impliquant, obligation de résultat, au moins pour eux !

Retour à la course, samedi je chausse mes étoiles d’or et ça va chier,ça va chier pendant une semaine : tous les matins je courre deux heures pour tenter d’évacuer ce que je vais boire et manger la veille : sacré Bretagne, sacrés bretons et encore plus sacrés bretons d’adoption qui vont venir réveilloner avec moi depuis Paris, Genève avec moulte provision liquide.

Au fait, étoile d’or en japonnais se dit Kin Sei.

Fab : sais tu qu’Arnaud L a quitté sa femme? tu sais le gars qui aime la presse et l’avion. Sais tu pour qui ?

Fab encore : sais tu que Mauresmo a quitté sa meuf pour une autre qui vit a NYC? Sais qui est elle ? Tu connais son père.

Deux questions qui feront de toi le king, le kin sei du scoop, mais tu dois déja savoir.

Rencontre forte

Lundi 18 décembre 2006

Vous le savez maintenant mon boulot m’amène à passer beaucoup de temps dans les associations caritatives diverses et variées, et dans les manifestations qu’elles organisent.

Il y a un croisement entre art argent. Evident. Les associations développent toutes, plus ou moins bien, des soirées de ventes de charité. Elle espèrent attirer de généreux mécènes qui dépensent et ainsi financent une cause.

Ce soir, j’assistais à une vente aux enchères de La Fondation pour la Recherche Médicale. Cornette de Saint Cyr officiait au maillet, et une quinzaine d’oeuvres (de photos) de Daniel Maître étaient à vendre.

J’ai vécu une soirée riche et désolante à la fois.

Désolante parce que seulement une cinquantaine de personnes étaient présentes. C’est peu.

Nous étions dans les salons de l’hotel Drouaut, le cocktail était offert par la Maison Blanche (bon resto, sur le toit de l’immeuble repris par les frères Pourcel / 3 étoiles à Montpellier avec le Jardin des sens) …. le Deutz coulait à flot  ainsi qu’un petit Sauvignon blanc et un coteau de Languedoc rouge. On ne se refait pas , j’ai gouté à tout.

Je sentais bien que certains me regardait bizarre avec ma veste de moto et ma coiffure de dessous de bras. Ca parlait fort, ça parlait business, ça frétillait du blackberry, ça buvait que du champ et surtout pas de vin, ça a bouffé les petits fours comme des morts de faim, ça me plaisait pas.

La vente a commencé et l’artiste a été présenté : Daniel Maître. Comme il porte bien son nom !

Ce type a été frappé par le Parkinson à 52 ans. Un jour dans un dej d’affaires, il était banquier, il n’a pas réussi à lever sa fourchette. Tout s’est enchainé, vite, terriblement vite.

Aujourd’hui le regarder fait souffrir. Son corps est frénétique, agité de mouvements qui le désarticule, le bouscule. Ses jambes se croisent de façon incontrolée. L’une d’elles se lève à 40 cms du sol, il fait des pas de coté, doit se tenir à deux mains à un pupitre … trés impressionnant.

Il prend la parole et contre toute attente a une élocution absolument parfaite et raconte, raconte son histoire, son évolution, son basculement vers l’essentiel et son amour passionné de la vie. J’ai pris une grande leçon de courage, une grande leçon de passion, une grande leçon de vie tout simplement.

Putain de leçon !

Je sais que Daniel Maître me fera gagner du temps dans ma prochaine course car, chacun a ses trucs, mais je pense souvent au moment où la douleur monte à des gens qui souffre ou qui sont partis, et je me relance. Jégo, j’ai souvent couru pour Guilhem, notre cousin si je puis dire. Un jour j’ai passé New York le doigt tendu vers le ciel pour lui et j’avais fini fort grâce à lui.

La vente s’est déroulée de façon catastrophique. Seules 5 oeuvres ont été vendues à deux personnes. Personne n’a fait d’enchères. Ces petits enculés de pique assiette n’étaient là que pour le champ, que pour Drouaut, que pour la maison blanche, que pour rester dans des fichiers et pouvoir revenir. Sale race.

De mon coté je suis reparti avec des photos, moins riche mais plus riche, beaucoup plus riche.

Merci Daniel et à bientôt.

Et de notre coté, carpe diem, under3 dès avril, parce qu’on sait pas de quoi est fait demain.

 

 

Un dimanche de filles en skai

Dimanche 17 décembre 2006

Si si !

C’est l’avantage, probablement le seul, de courir à Colombes : on voit des choses formidables. Deux ados attardées qui couraient en skai. Tu veux pas essayer Jaja pour le MDS. Le marathon du skai.

Sans dossard pour la Corrida, je me suis fait ma petite séance classique. Départ de la Maison direction Ile Marrante, 4 boucles et retour, 20 kms.

Vitesse moyenne 11,1 km/h.

J’ai retrouvé un de mes premiers partenaires sur le circuit, j’en ai déja parlé, Steph.

Nous nous somes croisés et j’ai couru deux boucles avec lui soit 8 kms.

J’ai compris pourquoi quand je m’entrainais avec eux je suis resté bloqué à 3 30.

Alors que je me promenais à 10,5 de moyenne, tranquille, j’ai dû monter ma vitesse à 12 pour le suivre.

Je suis bien à 12 mais mon coeur va trop vite.

A la fin de nos deux boucles nous avons fini probablement à un petit 13, et mon Steph il a arrêté en ayant fait sa courte séance dominicale.

Je suis ensuite redescendu à 10,5 mais mon coeur n’est pas revenu au 135.

Le gros, l’énorme bénéfice de mon évolution dans l’entraînement c’est la variation d’allure.

Avant j’étais le king du 12 à l’heure et comme je me défonçais le jour du marathon je faisais 3 29 soit une course à 12,1 à l’heure.

Merci Jal et ta méthode !

J’ai pas trouvé la méthode pour voir les photos, quand je tape Jal sur Flickr je ne vois que des 747 et des japonais.

Quelle surprise en parcourant Jogging, Pignon dans l’édito puis Pignon dans des exercices d’acrobaties page 18. Comme quand j’étais petit je me suis contenté de regarder les images. Je vais essayer d’être under3 mais sans ces mouvements.

Il y a à la fin du numéro le récit du gars qui à couru Paris Tokyo, 9 mois, 19 pays … Il s’appelle Serge Girard. Magne toi Serge, comme disait Ardisson. Ou tape Jal sur Flickr. Le récit est étonnant, la moyenne, le temps, les extrêmes, la perte de poids (10kgs pour 54 kgs à l’arrivée et tjrs 1,77m) …Comparativement à Dean Karnazes, Serge a le coeur qui bat vite puisque à 10km/h il bat à 130, presque comme moi alors que Dean faisait ses marathon à 12km/h à 110 à peine. Le beau Serge a une femme kiné, kiné kiné pas rien dans son succès.

 

 

Corrida d’ici ?

Dimanche 17 décembre 2006

Non Corrida de là bas.Sacré Jal. Dès que tu reviens au pays …

http://www.flickr.com/photos/zenzenok/320198851/

Je ne suis pas un pro de la photo, désolé mais on le reconnaît quand même.

123